Alice Glass : « S/T EP »

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26 décembre 2017 par Vincent

   Fin de l’année, bilan, blablabla, t’inquiète, je ne vais pas t’écrire un top 10, qui serait de toute façon destiné à changer dans tous les sens au fil des prochaines années. Ca fait un moment que je ne suis plus à la pointe de quoi que ce soit, de toute façon, et ça n’aurait pas grand sens que je te dise quels albums ont selon moi eu de l’importance en 2017.

   Par contre, avant de replier le stand pour le réinstaller sur les terres de 2018, il me reste en stock deux trois trucs dont j’ai omis de parler et qui valaient quand même le coup, à mon avis. Donc pour les six jours qu’il reste, je vais vider les tiroirs et parler rapidement de quelques disques cool sortis cette année.

   On commence avec le premier EP solo d’Alice Glass, l’ex-chanteuse du duo Crystal Castles, qui a visiblement bien fait de s’en casser, vu que son partenaire semble être un violeur/harceleur/manipulateur/psychopathe sexuel. L’affaire est en cours, mais ça pue déjà pas mal, et je serais la nouvelle chanteuse du groupe, je me barrerais très vite, moi aussi.

   En attendant, les six titres ici présents sont excellents. Gros électro qui fait beaucoup de bruit et agresse les oreilles en mode oppressif, vraie variété dans les ambiances et les sonorités sans que l’EP ne soit incohérent, voix maîtrisée même quand ça se met à hurler et à dissoner… Alice Glass est une fille visiblement bien torturée, mais qui a l’immense talent de savoir mettre ça à profit dans son art. Cyber-goth-torture-cold-wave-synth-music, appelle-ça comme tu le sentiras, ça marchera probablement.
Non, vraiment, ce premier solo est putain de prometteur, et ferait une très bonne bande-son pour tes cauchemars. Faut qu’un album arrive très vite et qu’elle défonce la gueule de l’autre connard d’en-face.

   Mention spéciale aux titres Natural Selection, Blood Oath et White Lies, qui sont la preuve par l’exemple qu’il n’y a pas besoin de faire du gros metal à double-pédale ni même de hurler pour donner dans l’ultra-violence musicale. Morceaux vraiment très bizarres, qui vont te donner l’impression d’avoir une perceuse dans l’oreille… Et qui vont surtout te faire découvrir que cette sensation n’est pas aussi désagréable qu’il y paraît.

   J’ai ENORMEMENT écouté ces six titres, ces derniers mois, notamment pour écrire. Il y a quelque chose de paradoxalement apaisant à cet EP en forme de prison sonore, à ces nappes ultra-bruyantes qui coupent du monde, à cette voix cryptique qui se refuse à la compréhension tant elle est modifiée… C’est de la musique, de la vraie. Du bruit, au sens le plus noble du terme.

   Si tu veux choper cet EP, le plus simple, outre le télécharger par voie extralégale, c’est d’aller sur le site d’Alice, et de regarder à droite à gauche ce qui y est proposé. Y a du téléchargement, du vinyle, tout ce qu’il faut pour le petit électro-dépressivo que tu es.

   Et sinon, bim bam boum, voilà le clip de Without Love, le titre d’ouverture, qui est également le plus accessible des six. Ce qui n’en fait pas du tout une mauvaise chanson, par ailleurs.

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