Oui oui, on sait, 2020 a pué la merde. Mais à part ça ?

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4 janvier 2021 par Vincent Mondiot

   Yep, je ne sais pas si je vais surprendre grand monde, mais elle était bien chelou, cette année, quand même, non ?
Et malheureusement, c’est un peu difficile de se dire que celle qui a débuté il y a quelques jours sera meilleure. « 2020, année la plus pourrie de nos existences » ? Franchement, j’en sais rien. Ca ressemble plus à une mise au défi pour 2021 qu’autre chose.
Covid-19, crise économique, crise climatique qui ne s’est évidemment pas mise en pause, augmentation des névroses et des angoisses chez tout le monde suite aux confinements, montée de plus en plus vénère des conspirationnistes et de la mouvance collapsologiste, politiciens en roue libre, police à laquelle on laisse tous les pouvoirs, sexisme et racisme à tous les étages… A – combien avant Mad Max ? Les paris sont ouverts.

   Et dans ce marasme assez objectif, je ne sais pas trop comment gérer le fait que, subjectivement, 2020 a été une année ultra cool, pour moi.
Je ne m’en sens pas « coupable » à proprement parler, mais à l’heure de faire un bilan temporaire, j’ignore quelle façon de l’aborder conviendrait. Quel angle serait le bon pour ne pas donner l’impression de danser sur le champ de bataille.
Peut-être qu’en fait, il faudrait plutôt que je ne fasse pas de bilan public, que j’aie la joie discrète ?
Mais en même temps, à qui ce blog s’adresse-t-il ? C’est une question qui a souvent agité les articles que je publie ici, et qui m’a un temps tourmenté, même. L’impression de crier dans le désert, de m’accrocher à un truc qu’Instagram, Twitter, YouTube et Twitch avaient rendu sacrément obsolète.
Aujourd’hui, si la question du lectorat de ce blog reste pertinente, elle ne me tourmente en revanche plus du tout. La raison en est évidente : aujourd’hui, un lectorat, j’en ai un, avec mes livres. Je ne crie plus dans le désert.
Alors oui, d’accord, ce blog reste pourtant très confidentiel… Mais justement, en ce début d’année 2021, j’y trouve un certain confort. Ici, c’est juste pour moi, et pour vous. C’est le rendez-vous nocturne de l’insomniac club. Les quelques personnes qui me suivent depuis looooooongtemps, avec lesquelles je discute de temps en temps, souvent sans jamais les avoir rencontrées.
Peu de mes connaissances réelles traînent sur Survivre la Nuit, et c’est très bien ainsi.

Ici, c’est juste pour vous et moi.
Alors, j’espère que vous me pardonnerez de faire ce bilan. J’en ai envie, peut-être même besoin. Peut-être que ça vous intéressera. Je l’espère.


   Cette année avait commencé, avant qu’on sache ce qui nous arrivait dessus, par un truc super particulier pour moi : suite à mon roman Rattrapage, j’ai été invité à intervenir dans une vingtaine de collèges et de lycées, principalement dans la région du Mans et dans les Yvelines.
Yep. Les Yvelines. Là où j’ai passé presque toute ma vie. Là où j’ai été au lycée. Là où se déroulent la majorité de mes romans.
Je réponds donc à la question immédiatement : OUI, je suis retourné, en tant qu’écrivain, dans mon lycée à moi. Jean Vilar, on s’oublie pas, frérot.
C’était émouvant, troublant, flippant, plein de mots en -ant. Une overdose d’émotions et de rétrospective personnelle, le témoignage, plus fort que jamais, du chemin parcouru et du continuum auquel tout appartient. Les choses ne sont pas indépendantes les unes des autres, il n’y a pas de « grandes étapes » dans la vie, pas réellement de chapitres tournés. Juste une longue ligne sur laquelle le point que je suis se déplace, parfois en avant, parfois en arrière, parfois en faisant une boucle sans le savoir.
Tout avait changé, à l’intérieur du lycée. Ils ont déplacé le réfectoire, modifié les couloirs, repeint le hall. Mais c’était pourtant toujours mon lycée, et les ados que j’avais en face de moi, mes lecteurs, des gens qui auraient pu être dans ma classe il y a vingt ans.
Près d’un an après cette expérience, j’y repense encore souvent. J’ignore ce que eux en ont retenu. J’ignore si je les ai intéressés ou si, comme moi je l’aurais vécu à leur place quand j’avais leur âge, ils n’ont vu en moi qu’un bon moyen d’esquiver une heure de cours. Mais en tout cas, eux m’ont passionné. L’adolescence se renouvelle chaque année, on devient adulte sans le savoir et après, il ne nous reste que les souvenirs. Si j’ai pu faire partie des leurs, alors je ne demande rien de plus.
Même si, bon, l’un des lycées ne m’a toujours pas payé, hein. Donc je demande mon chèque, aussi, quand même.

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   Ensuite, à la sortie du premier confinement, il y a eu la publication des Derniers des branleurs, et tout ce qui s’en est suivi et continue à s’en suivre (vous n’êtes pas au courant de tout ce qui se trame en coulisses, mais c’est du lourd).
Plein d’hésitations, de certitudes qui ont volé en éclats, de doutes. Un livre que j’ai d’abord cru condamné à mourir avant sa sortie, puis à mourir quelques jours après celle-ci, un livre sur lequel j’avais fait une croix, à cause du contexte, du contenu de mon histoire, de son soudain décalage avec la réalité…
Puis un livre qui, finalement, six mois après sa sortie, est de TRES loin mon roman le plus vendu, et celui qui m’a valu le Prix Vendredi, après le tour de chauffe de Nightwork il y a deux ans.
Un roman qui, de manière assez claire, m’a fait passer à l’étape suivante en termes de reconnaissance du public et du milieu. Aujourd’hui, je crois que dans le game de la littérature jeunesse, tout le monde sait qui je suis. Il va d’autant plus être l’heure de niquer des mères en roue arrière.
Un roman, également, qui signe la fin du « Cycle Yvelinois » de ma bibliographie. Je n’habite plus à Plaisir depuis plus de dix ans, mes parents ont également quitté la ville cette année pour définitivement habiter en Bretagne et, comme je le disais, mon passage au lycée en début d’année a signé quelque chose. Des au revoir, peut-être.
Mes parents sont loin, la maison dans laquelle j’ai fini mon adolescence est vendue, désormais je suis un adulte qui vit seul et qui ne peut plus appeler son père quand il a un problème d’électricité à régler chez lui. Je connaîtrai toujours le chemin pour rentrer à Plaisir, toujours les rues de cette ville, et je crois qu’à jamais, je m’y sentirai chez moi. Mais il est temps de passer à la suite. Et je crois qu’avec LDDB, j’ai fait les choses bien.
On s’oublie pas, mon 78, mais on se verra moins, désormais.
Ca ne veut pas dire qu’on ne se verra plus.
A bientôt.

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Revue de presse

   Et puis, en fin d’année, il y a eu Toute entrée est définitive, le premier roman de ma trilogie cyberpunk Colonie Kitej, chez Les Saisons de l’Etrange.
Un « petit roman », en termes de diffusion et de promotion. Un « petit roman », pourtant, que j’adore, et que j’aimerais beaucoup avoir à défendre, que ce soit en salons, en critiques, face à des lecteurs. Un « petit roman » dont la sortie, surtout, a fait suite à l’explosion de LDDB et de ma carrière avec lui.
C’était une expérience étrange, ça, aussi. Revenir aux bases, quasiment à l’underground, après être monté en tête des ventes Amazon et des retombées médiatiques.
J’ai écrit ce roman en à peine un mois, pendant le confinement, passant mes journées entières avec lui, tranquillement, en buvant du café et en profitant du calme imposé. Encore une fois, je ne sais pas comment parler de tout ça sans passer pour un immonde connard, mais ce premier confinement, je crois que je l’ai bien aimé, en fait. J’avais enfin une excuse pour ne pas être disponible, une excuse pour écrire sans devoir, pour la millième fois, expliquer à mes potes que c’est une activité qui prend du temps et exige des sacrifices sociaux. J’ai pu faire mon ermite, laisser le téléphone portable refroidir. Retrouver, aussi, la passion calme de l’écriture pure, dénuée de tout enjeu éditorial. Oublier les règles du game et revenir à son essence : aligner les mots dans le document Word.
C’était pas mal, tout ça. Ca aurait été mieux sans l’impression d’apocalypse de l’autre côté de la fenêtre, mais c’était pas mal.
Je pense que vous êtes encore peu à avoir lu Toute entrée est définitive. Sur Instagram et compagnie, c’est surtout de LDDB dont on me parle. Et c’est très cool, hein… Mais si vous aimez les héroïnes badass, Les Mondes-miroirs, les fusils laser, les monstres géants et la musique de Carpenter Brut, je ne peux que vous encourager à aller checker ce roman-ci. Il n’aura jamais la force de frappe de LDDB, jamais ses effets sur ma vie, mais il est là pour vous, si vous le voulez. Il vous attend.
Et d’ailleurs, spoil : dès la fin de cet hiver, vous aurez un recueil bonus réunissant des nouvelles se passant dans cet univers. La couverture sera de Matthieu Leveder, mon complice sur Les Mondes-miroirs depuis plus de dix ans, et il y aura quatre histoires de moi et une d’Elodie Denis, coautrice de l’excellent La Philo des Super Héros et, surtout, amie fidèle et précieuse.
La vraie suite de la trilogie, elle, arrivera plus tard dans l’année. C’est là-dessus que je travaille, actuellement.

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   Et justement, la suite, alors ?
La suite, c’est plein de trucs.
La suite, c’est que, surtout, ça y est, c’est fait : j’ai désormais l’impression d’être un « vrai écrivain ». Après tout ce qui s’est passé cette année, après les expériences ici et là, le Prix Vendredi, LDDB, après les invitations, l’argent qui a commencé à réellement rentrer, après la façon subtile avec laquelle les autres acteurs de la scène ont modifié leur manière de me parler, je ne me sens plus de problèmes de légitimité vis-à-vis de ce statut.
Je sais ce que j’en pense, je sais ce que j’ai envie d’être ou non dans toute cette merde, je sais que rien n’est fait et que tout doit être encore conquis, mais je sais aussi que, ça y est, je suis dans le truc, désormais. Sur la ligne de front.
Je ne suis plus l’écrivain hésitant d’il y a dix ans, ni même celui d’il y a deux ans. Je crois que je suis toujours la même personne, toujours le même dosé de Street Fighter et de punk-rock, mais plus le même écrivain. Parce que, justement, je n’ai plus de problèmes à dire que j’en suis un, désormais.
Depuis un mois, j’ai un bureau, chez moi. Une pièce qui me sert autant à entreposer mes mangas (j’approche du millier ; je me sens sale) qu’à écrire. C’est symbolique, et assez petit bourgeois, comme truc, mais j’y trouve un certain réconfort. Un certain confort, même, sans le ré-. L’impression de m’être fait, effort après effort, livre après livre, petite victoire après petite victoire, petit échec après petit échec, une place qui commence à me convenir, après des années à détester l’endroit où j’étais.
J’ai publié mes quatre premiers romans grâce à des envois postaux. Mon père était formateur technique chez Renault, ma mère éducatrice spécialisée. Je ne connaissais personne dans le milieu, je n’avais pas fait de grandes études et ma culture, c’était Dragon Ball et Stephen King plutôt que Flaubert et Balzac. Encore aujourd’hui, c’est cet étendard-là que je veux brandir, celui des gens qui ne devraient pas être là où ils sont.
Je n’en suis même pas fier, c’est juste comme ça. Je sais d’où je suis venu, comment j’ai voyagé, et je sais où je veux aller. Je n’ai encore pas gagné grand-chose, mais par contre, j’ai acquis un truc : je sais désormais, également, où je suis, là maintenant.
Alors, peut-être que vous, mes old timers, vous me préfériez quand j’étais hésitant et perdu. Peut-être.
Mais je ne pense pas, en vrai.
Je ne me sentirais pas aussi bien, aujourd’hui, je ne serais pas là, s’il n’y avait pas eu des gens pour me tenir la main de temps en temps quand ça n’allait pas. Et, vous me croyez ou non, mais ce blog a grave été important, pour moi, tout ce temps. Discrètement mais sûrement, c’était là que je venais quand la nuit était noire.
Elle l’est encore, parfois. Alors on continue à survivre, ok ? Une nuit après l’autre. L’aube finira par arriver, pour nous tous.


   La suite, c’est elle, aussi.
Enora Saby.
Ma meilleure rencontre de 2020, sans trop d’hésitation. Une fille qui a douze ans de moins que moi, et beaucoup plus de talent. Une fille avec qui on a discuté sur Instagram, sans se connaître, juste parce qu’on aimait le travail l’un de l’autre.
Une fille dont je vais bientôt beaucoup reparler.
Parce qu’une fille avec laquelle on a fait un truc qui s’appelle Emergence 7.
C’est ça, la suite. C’est faire des choses ensemble, partager la force, genkidamer, créer des histoires et rendre nos imaginaires meilleurs en les mélangeant à ceux des artistes qu’on aime.
Je vous jure que ça va tabasser. J’en dis pas plus pour le moment, parce que bientôt vous n’entendrez plus que ces mots, ici. E7.
La suite, elle sera différente, elle sera dans le continuum de tout le reste. La suite, elle m’excite de ouf.

Elle s’appelle Nina.
Vous allez beaucoup l’aimer, je crois.

  Le confinement, le fait que je vis désormais seul après dix ans de colocation, le changement de statut, le déménagement de mes parents… Tout ça m’a permis de réfléchir un peu à ce que je suis, à ce que je veux devenir.
Et comme je le disais, en fait, tout ça, c’est un continuum. Parce que rien n’a changé, depuis vingt ans que j’écris.
Ce que je veux, c’est toujours la même chose : rencontrer d’autres artistes. Travailler avec eux. Faire des projets qui peuvent toucher les gens. Essayer de leur faire ressentir ce que m’ont fait ressentir les grandes oeuvres de ma vie. Travailler avec des gens, les rencontrer, échanger.
On dit que l’écriture est un travail solitaire, mais je crois que ce n’est qu’en partie vrai. Qu’on peut changer ça, si on le veut.
Enora pour Emergence 7.
Elodie, Melchior, Matthieu pour Colonie Kitej.
Mes éditeurs, mes illustrateurs, mes co-auteurs. Mes lecteurs. On est là pour faire des trucs, tous ensemble. Lancez-vous.
L’art, c’est un gros truc d’ensemble. Un organisme en constante mutation, dont chaque livre, chaque film, chaque BD, chaque jeu vidéo est une cellule qui complète les autres. Venez jouer avec nous dans le bac à sable. Cette année, le monde nous a prouvé qu’il n’y a avait pas grand-chose de sûr et de stable sous nos pieds. Alors ouais, venez dans le bac à sable. On va essayer de faire les plus beaux pâtés qui soient, et tant pis s’ils s’écroulent ensuite. On n’est pas là pour devenir immortels, mais pour s’amuser. Vous êtes tous invités.


   Au début je voulais aussi vous donner mes tops 3 en musique, en BD et en romans. Mais cet article est déjà très long, et je crois que j’y ai dit ce que je voulais y dire, alors on va s’arrêter là pour le moment, quitte à revenir dans le coin cette semaine.
D’ailleurs, là je m’adresse vraiment à vous, mes homeboys et mes homegirls : qu’est-ce que vous voulez voir, sur ce blog, désormais ? On est entre nous, dites-moi toute la vérité ! Ca vous intéresse encore, mes chroniques de disques ? Vous préférez des trucs sur le monde de l’édition ? Des mangas ? Dites-moi, sans rire. Survivre la Nuit n’a pas arrêté de changer, avec les années, alors autant continuer. J’ai envie de savoir ce que vous en pensez.
j’ai envie, aussi, de savoir comment 2020 vous a traités.
Je ne le demande jamais, d’habitude, mais : racontez-moi vos vies en commentaires, si vous le voulez. J’ai super envie de les lire.

   Bonne année 2021 à tous.
Je vous aime.
Cette phrase n’a jamais été aussi sincère.

 

18 réflexions sur “Oui oui, on sait, 2020 a pué la merde. Mais à part ça ?

  1. Elodie dit :

    Je crois que j’avais jamais commenté ton blog.
    Trop chouette ce message 🙂
    Et vive(ment) la suite ! 🙂

    • Vincent dit :

      Ah bah ça on avait tous remarqué, que tu commentais jamais !
      Plus sérieusement, merci beaucoup, pour énormément de choses 🙂 La suite arrive. Mais t’es déjà au courant !

  2. kPt3r dit :

    Beau bilan. Ravi que tu sois plus en phase avec toi-même. J’ai l’impression que tu n’as jamais été aussi prolifique, et espère sincèrement être autant gâté pour 2021 (sans pression aucune).

    En effet, je n’ai pas encore lu Toute entrée est définitive. Mais ce dernier sera disponible le 10 février prochain au format numérique.

    Concernant le blog, le contenu actuel m’a permis de découvrir beaucoup de chose, et je ne t’en remercierai jamais assez.

    Pour les mangas, ton format YouTube me parait pas mal du tout.

    Bref, tant que tu continueras a éveiller ma curiosité, je continuerai à te suivre.

    Excellente année 2021 à toi.

    • Vincent dit :

      Oui, je t’avoue que je n’ai aucune idée du pourquoi de ce décalage entre la sortie papier et la sortie ebook de TEED ! Mais ça arrive bientôt 🙂 J’espère que tu ne seras pas déçu !

      En tout cas, merci énormément pour tes retours et tes compliments ! T’es un peu mon vétéran ultime, sur ce blog : t’es là depuis le début, et t’es toujours pas parti. Ca me touche beaucoup, sincèrement ! J’espère continuer à te divertir encore un moment 🙂

  3. Boulin dit :

    Sacré Vincent ! Big up mon homeboy mais tu me fais un peu peur quand tu dis : « Je connaîtrai toujours le chemin pour rentrer à Plaisir, toujours les rues de cette ville, et je crois qu’à jamais, je m’y sentirai chez moi. Mais il est temps de passer à la suite. » Oublie pas quand même les vieux copains maintenant que t’as percé !

    On se fait une boulette de viande au Ikea semaine pro ?

    A+
    Boulin

  4. Gwenaëlle dit :

    Si tu ne parles plus de musique, je vais t’en vouloir…
    Ce blog compte toujours autant pour moi. J’y ai trouvé beaucoup de réconfort, j’y ai découvert des artistes, je m’y suis perdue souvent. A lire des vieux articles. Je sais pas si je cherchais quelque chose de précis mais, quoi qu’il en soit, je suis toujours contente de voir un nouvel article apparaître.
    Félicitations pour ce talent enfin reconnu. Je n’ai jamais douté de ton inévitable succès. Cela fait longtemps que tu es le meilleur à mes yeux donc, pour moi, tu es un écrivain à part entière depuis belle lurette mais il fallait du temps pour que, toi-même, tu n’en doutes plus.
    Vivement la suite !

    • Vincent dit :

      Un gigantesque merci ! T’as été l’une des tout premières à suivre réellement ce que j’écrivais… Peut-être même, en fait, LA première, tout court… C’est fort possible, en fait, à bien y réfléchir. Vous n’étiez pas nombreux, à l’époque de Teliam Vore, et vous êtes encore moins à être restés jusqu’à aujourd’hui !
      On va continuer ensemble, alors, que ce soit avec mes livres ou ici 🙂 Ce blog a survécu à bien trop de questionnements personnels pour disparaître maintenant !
      En route pour la suite.

  5. Macada dit :

    Salut Vincent,
    T’as 12 trains de retard en ce qui concerne ta légitimité d’écrivain, mais ça fait chaud au coeur que tu aies enfin percuté. Toi qui m’a si sympathiquement accueilli dans le monde des salons et appris plein de choses sur le métier (reste à appliquer, mais je progresse, je progresse), ça faisait trop bizarre que tu ne réalises pas. Yatta ! pour cette année où des branleurs t’ont enfin (re)mis à ta place. Faut dire qu’ils ont tapé fort : FELICITATIONS !
    Bises fumeuses (des roulées avec tabac réunionnais, si tu ne me remets pas 😉 )

    PS : J’aime les blogs. Le tien, notamment. ❤

    • Vincent dit :

      Hello Macada ! Je me souviens parfaitement de toi et de nos deux salons communs 🙂
      Un immense merci pour nos discussions d’alors, et pour tes compliments ici !

      PS : et moi aussi, j’aime les blogs ! Je suis un peu triste qu’ils aient presque disparu. Ils permettent d’autres choses que les réseaux sociaux.

  6. Philippe dit :

    Félicitations à toi. Je pense que le succès que tu rencontres maintenant n’est vraiment pas volé et que tu as un véritable talent (et crois-moi, je ne suis pas un modèle d’indulgence).
    A un moment, tu cites la musique de John Carpenter : j’ai une théorie selon laquelle son clavier de synthé est défectueux, il a des graves (plein de graves), des aigus (beaucoup beaucoup d’aigus) mais rien dans les mediums, nada, nibe de nibe. Du coup, cela explique plein de choses sur sa musique… (j’aime bien le Carpenter réalistateur (même si objectivement il a fait quelques gros nanards (Invasion LA en tête), mais qui peut ne pas aimer The Thing ou l’Antre de la Folie, beaucoup moins le Carpenter compositeur musical).

    • Vincent dit :

      Merci Philippe ! Tes compliments me touchent.
      Par contre, je parlais de Carpenter Brut, pas de John Carpenter ! Carpenter Brut, c’est un groupe de synthwave, qui tire certes son nom du réalisateur, mais n’a aucun lien avec lui 🙂
      Cela dit, je partage ton avis sur celui-ci, que ce soit concernant le génie de films comme The Thing ou L’Antre de la folie (l’un de mes films favoris, ever), ou l’irrégularité d’une carrière qu’on a tendance à trop facilement considérer comme uniformément grandiose, ce qui est loin d’être le cas !

  7. Romain dit :

    Encore toutes mes félicitations pour cette année 2020 qui récompense des années de travail, de persévérance et d’abnégation! C’est amplement mérité!
    Dorénavant, tu ne contrediras plus ceux qui t’ont tjs ou presque considéré comme un écrivain.
    C’est un plaisir (sans mauvais jeu de mot) de de lire ce bilan et le positif que tu tires de cette année si particulière à tout point de vue.
    J’ai hâte que tu me racontes les coulisses et de découvrir ce qui s’y trame actuellement.
    En 2020, je garde en souvenir une nuit de nostalgie/mélancolie vécue derrière mon écran de téléphone portable en fonction de tes déambulations nocturnes à travers les rues, lieux et maison emblématiques de notre fief d’antan. Manquait juste une étape en forêt et/ou à l’étang du bois de la crâne pour parachever cet au revoir d’une époque que l’on se remémore comme heureuse et insouciante.
    Un tome de ta vie s’est achevé en 2020, le premier chapitre du prochain tome s’annonce palpitant

    • Vincent dit :

      Clairement, c’était bien mieux de faire cette « dernière balade » avec toi au bout des textos 🙂
      Cela dit, je doute qu’il se soit agi, réellement, de la dernière. La mentalité plaisiroise a déménagé avec nous, et j’y ai trouvé des échos même dans cette autre balade qu’on a faite, toi et moi, en début d’année, dans un certain parking (là, les gens s’imaginent des choses très sales) !
      Un immense merci pour tes compliments, et pour ton amitié de plus de vingt ans.

  8. hauntya dit :

    Je passe avec du retard pour te glisser ici quelques mots. C’est quand même positif de voir que pour certains, l’année 2020 n’a pas été que pourrie, alors, tant mieux si c’est pour toi l’année tournant, avec une reconnaissance, des nouveaux projets, des sorties, un sentiment d’assurance, que tu sois bien là où tu es, enfin. Pour les adieux à certains chapitres de notre vie, il y en a toujours, on évolue en même temps que la vie et les autres… il y a juste certaines chapitres qui sont plus palpables, plus visibles directement, que d’autres ! Et franchement je n’ai qu’une phrase à dire, bravo pour toi et pour ce que cette année si particulière a pu t’apporter. J’espère que la suite sera aussi réjouissante. J’ai beaucoup aimé lire tes réflexions, ta foi en la création, et je te souhaite qu’elle reste toujours aussi ancrée. Enora a un style de dessin vraiment génial et adorable à la fois, de ce que je viens de voir. Vivement votre projet à tous les deux ! Et je suis d’accord, la création avec d’autres, c’est une saveur particulière, c’est un plaisir très différent de l’écriture solitaire, avec cette émulation, ces blagues entre les personnes concernées, ces choses qui font penser au même moment à tel aspect du projet.
    Je suis présente depuis trop peu longtemps pour dire ce que j’aimerais voir sur le blog, ce que j’aime trouver ici, c’est tes réflexions qui rappellent les nôtres, ces moments de vie (comme ici) que tu y arrives si bien à exprimer. Mais que tu parles aussi de l’écriture, de l’édition, des mangas, ça m’ira. Comme tu dis, ici c’est ton coin secret dans la nuit, alors garde-le pour toi et ce que tu ne dis pas forcément ailleurs. C’est ça aussi la liberté d’avoir un blog pas toujours fréquenté par les proches.
    2020 fut une année mitigée pour moi, des choses annulées comme tout le monde, la difficulté de voir ses proches, le télétravail / travail adapté pas toujours joyeux, les projets qui traînent à se mettre en place. Mais j’en garde des beaux moments de loisir, le fait d’avoir été pour cette drôle d’année dans un chez-moi où je me sentais bien (pas comme le précédent où j’aurais pété un câble), des retrouvailles d’autant plus précieuses avec les gens. Pas beaucoup d’écriture fictive, malheureusement. Il va peut-être falloir que je tienne un carnet des « grands événements », j’oublie sûrement des choses.
    Belle année 2021 avec du retard ! Et le meilleur pour la suite !

    • Vincent dit :

      Merci énormément pour ton commentaire (même en retard… La temporalité sur un blog, de toute façon, c’est toujours très élastique !), ça m’a vraiment touché !
      Et merci, également, pour les compliments concernant Enora 🙂 J’ai hâte qu’on puisse en dire un peu plus là-dessus…
      Belle année 2021 à toi aussi ! J’espère qu’elle te réservera de jolies surprises !

  9. Klara dit :

    Bonjour Vincent,
    Le web de l’écrit diminue au profit de celui de l’image et de la vidéo alors j’ai besoin que tu continues à écrire là pour résister un peu et pour ceux qui ne s’expriment pas mais qui aiment lire les autres.
    Continue avec les chroniques, c’est comme dans les derniers des branleurs, au début, pour certains, je pensais que tu les avais carrément inventés, j’ignorais l’existence de tous ces groupes (j’ai une grosse culture musicale mais j’ai tout laissé tomber en 2005) et ça me réjouit de les découvrir.

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