Une nouvelle gratuite : Les écureuils

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19 juin 2020 par Vincent Mondiot

   Ca fait quelques années maintenant que ma « carrière » d’écrivain est en mouvement.
Mes premiers romans, Teliam Vore et Tifenn : 1 – Punk : 0, même si je garde pour eux mon entière affection, n’ont en réalité pas changé grand-chose à ma vie quotidienne. Non, ç
a a réellement débuté avec Nightwork, fin 2017.
Depuis, Rattrapage, Les Mondes-miroirs, récemment Les Derniers des branleurs… Ca avance. Je ne peux pas encore parler de tout, mais en coulisses, les projets s’empilent, deviennent sérieux. Ca commence à parler gros contrats, à parler URSSAF, à parler engagements légaux… Ouais, ça commence à parler sérieusement.
Et si, clairement, c’est le marqueur d’une certaine évolution, d’une progression objective de mon travail et de son impact sur les gens, forcément, tout a un prix, même les choses positives.

   Et ici, le prix, c’est qu’à mesure que le temps passe et que ma carrière devient « legit », je me sens perdre une certaine innocence dans mon rapport à l’écriture. Maintenant, il m’arrive de réfléchir dès le début d’un roman à quel éditeur serait le plus apte à le sortir. Je pense la promo en amont, je négocie les contrats, j’anticipe les manières de maximiser les lecteurs qui auront accès à mes histoires…
Ce n’est pas « mal », en soi. Au contraire, même, peut-être.
Mais parfois, l’époque Terrortriste me manque. L’indépendance totale, l’absence du moindre papier à signer, être lu par quelques personnes pour seule ambition. La maîtrise absolue de chaque étape d’un projet.

   Je ne veux pas complètement perdre cet aspect-là de l’écriture. L’aspect qui m’a fait démarrer là-dedans. L’idée d’être publié professionnellement, c’est finalement venu assez tard, dans mon parcours. Parce qu’avant elle, il y a eu, il y a toujours, il y aura toujours, l’idée d’être lu. Simplement, sans complications ni enjeux commerciaux sous-jacents.

   Et c’est pour revenir à ça, à cette « pureté », peut-être, ouais, que je continue à écrire des nouvelles régulièrement. Des nouvelles qui, très majoritairement, ne verront jamais la lumière des librairies, parce qu’en France, les nouvelles, ça ne marche pas, commercialement. Donc je les écris pour moi, et pour quelques amis qui aiment bien les lire. Et ça me suffit. Chaque histoire a son échelle, son rôle. Certaines sont destinées à devenir des romans publiés. D’autres, des nouvelles que ne liront que dix personnes.
Mais toutes font partie de la route.

   La dernière nouvelle que j’ai écrite, elle s’appelle Les écureuils, et elle raconte un bref trajet en voiture entre une collégienne énervée et son père, un peintre célèbre.
Je pense que j’ai réussi quelque chose, dedans. Je ne sais pas quoi, mais je crois qu’elle est bien. Assez pour vous la faire lire.

   Et, comme je le disais plus haut, j’avais envie de maîtriser toutes les étapes de sa mise en circulation, ce coup-ci… J’ai donc contacté Hannah Horn, une géniale artiste anglaise dont je suis le travail sur Instagram, et elle a accepté de me faire une couverture pour la nouvelle.
Une couverture qui TABASSE SA MERE, plus précisément :

   Parce qu’au fond, c’est ça qui continue à réellement m’intéresser, dans ce milieu : écrire, lire, être lu, rencontrer d’autres artistes qui m’enthousiasment et bosser avec eux.
Tout le reste, le business, les coulisses, les ragots, le commerce… C’est juste une incidence. Mais le fond, c’est de faire les choses avec passion et sincérité, et d’espérer que ça touchera des gens. C’est tout.

   Merci à Hannah Horn, et merci aux lectrices et lecteurs qui donneront une chance à ces écureuils. Je les ai écrits avec passion et sincérité.
N’hésitez pas à les partager, les faire tourner, les reposter où vous voudrez… Cette histoire est à vous, désormais. J’espère juste que vous l’aimerez.
Peut-être qu’il y en aura d’autres, bientôt.

Télécharger gratuitement Les écureuils en version PDF

P.S. : cet article a été écrit sous l’emprise d’une fièvre assez douloureuse qui me rend complètement con. Je pense qu’aucune de ses phrases n’a le moindre sens.

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