Trophy Eyes : « Chemical Miracle »

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28 juin 2018 par Vincent

   Ca c’est un cas de figure qui s’est souvent produit ici : je découvre un groupe via le premier single de leur nouvel album. Or, le nouvel album en question n’est pas encore sorti. Donc, qu’est-ce que je fais en attendant sa sortie, je me tourne vers leurs précédents disques et j’en parle ici. Et puis quand le nouvel album sort enfin, un mois ou deux plus tard, je n’en parle pas parce que je suis déjà passé à autre chose.
C’est très probablement ce qui va encore se passer avec les Australiens de Trophy Eyes, que j’ai récemment découverts via You Can Count On Me, le premier extrait de The American Dream, qui sort en août prochain… C’est évidemment de leur album précédent, Chemical Miracle, sorti en 2016, dont je vais parler aujourd’hui.
Ca va, tout le monde a suivi ?

   Bon, donc, oui, Trophy Eyes ! Ca tue, déjà. Hop, comme ça c’est placé d’entrée de jeu. Les mecs donnent dans l’emo mélodique et abrasif, un peu à la The Get Up Kids des débuts (je cite souvent cette référence, mais réécoute Something to Write Home About, Eudora, Four Minutes Mile ou les EP, c’est vraiment des disques qui surmontent les années avec un brio rare). Le twist, c’est qu’ils y ajoutent régulièrement des élans de violence écorchée qui font un peu sursauter. C’est vraiment par touches, hein, c’est pas en permanence sur l’album, mais de temps en temps, comme ça, tu te prends une grosse mandale surprise entre deux titres plus mélos, par exemple sur Chemical et Miracle (qui sont deux titres séparés), qui n’auraient pas démérité sur le dernier Touché Amoré.

   L’autre originalité se trouve dans les paroles, qui sont un peu moins gentilles que d’habitude dans ce style de rock pour post-ados tristes. Là, le chanteur John Floreani (qui a un projet solo, également, Little Brother) parle à mots honteux de son attitude de connard avec les filles, de son addiction à la cocaïne, et de quelques autres trucs pas trop emocore dans l’esprit. Le tout sans se départir d’une envie d’aller mieux, d’être meilleur. Paradoxalement, ça fait du bien. Ca sort du cadre et des figures imposées du genre, et ça donne envie de croire à la nature cathartique et à la sincérité de tout ça.

   Alors oui, probablement que c’est pas un album historique ou quoi, et peut-être même que, comme annoncé en intro, je me serai désintéressé de ce groupe lorsque sortira son nouvel album, mais en attendant, celui-ci tourne très régulièrement dans mes oreilles depuis deux semaines, et je l’aime beaucoup. C’est tout, et c’est déjà bien pour ce début d’été. Y a plein de couleurs différentes, sur ce disque. Et puis la pochette est cool. Pour une fois que c’est pas une photo de paysage urbain avec un filtre Instagram, faut saluer le truc.

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