Stupid Karate : « S/T »

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31 janvier 2017 par Vincent

cover   Environ deux fois par semaine, je reçois le mail d’un groupe qui me demande si je veux pas parler de son disque sur ce blog. Ca m’étonne toujours un peu.
Je veux dire, c’est cool, hein, je comprends, vous faites un truc, vous avez forcément envie d’amener des gens à vous écouter/lire/regarder/whatever. Pas de problèmes.
Mais en coulisse, moi, je connais la fréquentation de ce blog, et je vous jure, groupes qui débutent : je ne peux que très peu vous aider. Les lecteurs de ce blog sont extrêmement peu nombreux, et ceux qui cliquent sur les liens le sont encore moins.
Et, bizarrement, les critiques de disques, qui constituent pourtant, et de loin, le gras de ce blog, sont les articles qui suscitent en général le moins de réactions. C’est ainsi, j’y peux rien.
Un peu par lassitude, un peu par gêne, beaucoup par paresse, je ne réponds en général même plus aux mails. Surtout qu’en vrai, on va être honnête jusqu’au bout : c’est très principalement des groupes horribles qui m’écrivent. Des trucs niveau « fête de la musique au lycée St-Exupéry ». Et j’ai pris comme décision, à la création de ce blog, de ne plus faire d’articles disant frontalement du mal d’un groupe. Etant donné le caractère pour le moins restreint de mon lectorat, ça ne sert à rien d’autre qu’à blesser des gens qui, quoi que je pense de leur musique cauchemardesque, ont mis du leur dedans. Je ne veux pas être cruel.

   De temps en temps, cependant, un groupe meilleur que les autres m’envoie un mail. C’est rare, hein, mais ça arrive.
Et généralement, je n’écris pas de critique pour autant, parce que je suis « paresseux » ou « occupé », selon que je parle à moi-même ou à un pote.
Mais Stupid Karate, un groupe lillois qui donne dans le punk noyau dur, va passer entre les mailles du filet, pour une fois. Faut dire qu’ils ont réuni deux conditions propices à me sortir de ma torpeur : ils m’ont écrit DEUX FOIS pour que je parle d’eux, et leur premier EP sans titre est absolument excellent. Donc, bon, ok les gars, je vais parler de vous à mon absence de lecteurs, c’est bon, arrêtez de m’écrire, maintenant.

   Bon, musicalement, les huit titres de l’EP (dont une cover de The Undertones) donnent un menu clair et net : ici, on parle hardcore. Ca va très vite (un seul titre atteint les deux minutes), ça ne perd pas de temps dans des histoires d’arrangements, de variations, d’intro ou je ne sais quoi, ça joue fort, simple et lourd, et ça chante comme si ça t’engueulait.
C’est du hardcore formule classico-dark, quoi. Plus Black Flag que Kid Dynamite. Bam, on balance des références pour faire genre on s’y connaît.

   Ce qui me donne réellement envie de parler de ce disque, cependant, c’est l’extra-musical. Ou le para-musical. Je ne sais pas quel est le bon terme. Enfin, genre, déjà, les paroles. Dans ce disque, tu peux avoir un titre qui s’appelle Lieutenant Marion Cobretti, ou des phrases comme « Don’t fight me cause i know Servietsky ». Il y a même une référence à la redditerie « Dicks Out For Harambe ».
Soit tu n’as absolument rien compris au paragraphe précédent, soit tu es déjà en train de télécharger l’EP de Stupid Karate, là.
T’ajoutes à ça des clips complètement débiles à base de montages 100% Nanarland, des samples dans le même esprit, et t’as une très bonne explication du nom du groupe : un mélange entre la mosh dance karatesque propre au hardcore violent (danse déjà bien drôle en elle-même, pour peu qu’on maîtrise le degré et demi), t’ajoutes une dose de stupidité intersidérale, et t’obtiens au final un EP assez excellent, qui promet des concerts plutôt dantesques si tout le monde comprend l’esprit de violence décontractée qui habite ce pur glaviot musical.
Je donne à ce disque la note de quatre mouches mortes et huit bites de gorille.

   Pour télécharger cet EP, gratuitement ou non (je te demanderai cependant de payer, et si possible le double du prix que tu prévoyais au départ, parce que moi je l’ai téléchargé sans lâcher un centime et maintenant je me sens coupable), tu vas sur la page Bandcamp, comme fucking d’hab. Bises !

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