#LaVieDoitContinuer

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16 novembre 2015 par Vincent

            Tout à l’heure j’ai pris le métro. Un samedi soir, à 19H30, sur la ligne 13. Les parisiens savent de quoi je parle : de l’une des pires configurations possibles du réseau métropolitain, en termes de densité humaine. Normalement, c’est limite le pic absolu que tu peux rencontrer dans la capitale.

Bah aujourd’hui, tout le monde dans mon wagon avait une place assise. Dans les autres wagons aussi, d’ailleurs.

Hier, vendredi 13 novembre 2015, vers 21H, plusieurs attentats terroristes ont explosé en même temps dans Paris.

Paris, c’est là où je travaille, là où j’habite, à deux stations de métro près.

L’un de ces attentats, notamment, s’est déroulé durant le concert d’un groupe de rock, dans une salle bondée, et a fait près d’une centaine de morts, dont une bonne partie a semble-t-il été froidement exécutée, une personne après l’autre, par les terroristes. Un deuxième attentat a consisté à arroser à la kalachnikov la terrasse d’un bar. Un vendredi soir, je le répète. Des jeunes, de la bière, dans le centre de Paris. Sociologiquement, c’était mes potes et moi. Peut-être que c’était dû au hasard, que les terroristes ont juste frappé là où ils pouvaient. J’en sais rien. Au moment où j’écris ces lignes, on ne connaît pas encore trop les détails des attentats, ni leurs motifs précis. Enfin… On sait quand même qu’ils sont revendiqués par l’organisation politico-confessionnello-terroriste Daech. Tout le monde s’en était un peu douté dès le début, je pense. Ce sont eux les méchants, ces dernières années.

Si je te raconte tout ça, cela dit, c’est simplement parce que je suis prétentieux, et que je me dis qu’un jour, peut-être, quelqu’un qui ne connaîtra rien de ma vie lira ce texte. Parce qu’en vérité, là, tout de suite, en France au moins, absolument tout le monde connaît déjà par cœur mon paragraphe précédent. Les médias ne traitent que de ça, les sites d’informations également, et dans la rue, même chose. Tenter de parler de n’importe quoi d’autre que d’hier soir semblerait totalement déplacé, là.

Ce matin, à l’hôtel où je suis veilleur de nuit, une femme de chambre est arrivée en me parlant direct de son planning de la journée qui ne lui plaisait pas. J’ai eu du mal à comprendre ce qu’elle me disait, alors que c’est un plaidoyer qu’elle tient chaque foutu matin où je la vois. Ça me paraissait juste incompréhensible, littéralement, qu’elle me parle d’un truc qui n’avait rien à voir avec les attentats. Au final, je lui ai simplement dit d’aller se faire enculer parce que ses histoires de planning, je n’en avais strictement rien à branler. Mais je l’ai dit gentiment, calmement. Parce que, réellement, je n’en avais rien à foutre. Ni de ses histoires de planning, ni, finalement, du fait qu’elle semble elle-même se foutre de ce qui s’était passé dans la ville.

Je ne sais pas pourquoi, mais durant cette nuit, alors que je passais d’un fil d’information à un autre tout en vérifiant toutes les deux minutes Facebook ou mon portable pour être sûr que mes amis étaient toujours en vie, il y a un truc qui s’est pété dans mon cerveau.

Il y a un peu moins d’un an, il y a eu un autre attentat, à Paris. Charlie-Hebdo. Un évènement important, qui avait mobilisé la communauté internationale. On en avait parlé partout dans le monde. Mais à l’époque, rien ne s’était cassé dans mon crâne. Je m’étais intéressé de super près au truc, évidemment, difficile de faire autrement si on n’est pas complètement un sociopathe, mais justement, ouais, je m’y étais « intéressé de près ». Au traitement médiatique de l’affaire. À ses ramifications politiques et philosophiques. Aux théoriciens du complot qui s’étaient jetés dessus façon vautours sur un cadavre frais. À la vague de racisme que ça avait réveillé dans le pays du fait des origines des terroristes. Au hashtag « JeSuisCharlie » qui était presque devenu une marque déposée en quelques heures à peine.

Dire que ça m’avait « passionné » serait probablement un peu indécent, alors je te laisse remplacer ce participe passé par celui qu’il te plaira. L’idée est là. J’avais un avis, plusieurs, même, dont certains se contredisaient les uns les autres. J’étais impliqué.

Hier, non. J’ai vu les mêmes trucs, pourtant. Je suis resté hypnotisé, assis derrière l’ordinateur à mon taf pendant toute la nuit, devant des sites d’informations et des statuts Facebook. Et je les lisais, hein, mon cerveau fonctionnait, sur le plan cognitif il n’y avait pas de souci. Je n’ai même eu aucun mal à analyser les sous-textes les plus évidents, à appréhender la gravité quasiment inédite en France de l’attaque, à en comprendre la proximité terrifiante, à voir dès les premières minutes l’envie de vengeance tribale se réveiller même chez certains amis que je n’aurais pas cru être assoiffés de sang. J’ai vu le discours des médias, le discours de leurs opposants, le discours des politiciens. J’ai même commencé à réfléchir en termes géopolitiques, à essayer de comprendre quelle guerre aidait quelle religion aidait quelle politique qui aidait quelle économie qui aidait quelle guerre. Ouais, j’ai vu, j’ai lu, j’ai compris.

Mais ce coup-ci, je m’en suis foutu, aussi, d’une certaine façon. Y a vraiment un truc qui me semble manquer, aujourd’hui, dans mon crâne. Comme si ça avait disparu.

En fait, je crois que j’en ai plein le cul. Je ne sais pas exactement de quoi, par contre. Juste que j’ai eu ma dose de ça. D’espoir et de désespoir mêlés. Ma dose de violences tellement surréalistes qu’elles en deviennent abstraites. Ma dose de récupérations politiques, de jugements à l’emporte-pièce, de phrases qui disent « Il faut continuer à vivre et à sourire ! Ne pas baisser la tête ! Sinon les terroristes auront gagné ! » ou qui crachent « Bombardons ces musulmans ! Ce ne sont que des animaux ! STOP À L’ANGÉLISME ! ». Ma dose de victimes couvertes de sang qu’on allonge au milieu de la rue, de tueurs dont on dira qu’ils sont issus des laissés-pour-compte de la mondialisation, ma dose d’analyses, de contre-analyses, de discussions sur les solutions à trouver, de discours galvanisants pour « renforcer l’union nationale dans cette épreuve ». Ce n’est même pas que je trouverais ça mauvais ou juste, c’est juste que je vois, je lis, je comprends, et je m’en fous. Y a un endroit dans mon cerveau qui est vide.

Hier, pendant les attentats, j’ai réussi à avoir des nouvelles des gens que j’aime. Tout le monde allait bien, à part cette fille, une amie à laquelle je tiens énormément. Elle, elle était bloquée dans un bar, juste à côté de l’un des attentats, et à l’intérieur du bar, les gens commençaient à paniquer et à devenir violents. Vers une heure du matin, la batterie de son téléphone est morte et je n’ai plus pu être en contact avec elle. J’ai commencé à m’inquiéter. J’aime vraiment beaucoup cette fille.

Mon cerveau était encore plein, à ce moment-là.

Vers 3H40 du matin, elle a enfin pu rentrer chez elle, recharger son téléphone, et me dire qu’elle allait bien. Rarement j’ai été aussi soulagé de toute ma vie.

Le truc sans nom dans mon crâne a cassé quand j’ai refermé mon téléphone.

« Les miens » étaient sortis d’affaire, et j’ai senti comme une espèce d’aspiration dans mon ventre, un souffle qui me tirait en arrière, à plusieurs kilomètres de ce qui se passait. Je n’avais pas sommeil, mais il y a pourtant eu comme un poids qui est tombé sur mes yeux. Celui des morts, peut-être. Cent quarante, c’est un chiffre bizarre. J’ai baissé le regard et j’ai juste attendu que les choses se passent, jusqu’au lever du jour. Au loin parfois j’entendais des sirènes. Je ne peux pas être sûr que ça avait un lien avec tout ça, mais d’une certaine façon, si, évidemment, je pouvais en être sûr. Tout avait un lien avec ça, cette nuit-là. Régulièrement je sortais fumer devant l’hôtel. Il ne faisait pas trop froid, ça allait. La nuit m’a paru durer des siècles. Dans ma main libre je serrais mon téléphone portable, par réflexe, juste au cas où il aurait vibré.

Aujourd’hui et ici c’est Daech. Les islamistes, les musulmans, les arabes, les bougnoules, selon votre degré d’analyse. De ça non plus je n’en ai plus rien à foutre, depuis cette nuit. Dites ce que vous voulez. Vous dites de toute façon toujours la même chose, depuis que le monde est monde. Les lexiques évoluent, pas ce qu’ils recouvrent de nous. Parce qu’aujourd’hui et ici c’est Daech, mais hier et là-bas c’était les anarchistes, les communistes, les indépendantistes de ceci, les rebelles de cela, les nazis, les khmers rouges, les colons, les esclavagistes, les Croisés, les Huns, les Perses, les Romains. On a des millénaires de violence dans les jambes. Parfois elle est religieuse, parfois politique, parfois culturelle, peu importe. C’est toujours la même. C’est toujours aller tuer l’autre parce qu’il est l’autre. La tribu, la violence. On connaît.

Tellement, en fait, qu’on sait même y faire face, en fait. Toutes ces phrases, ces commentaires et ces statuts qui passent sur Facebook, ces refrains sur l’air de « combien encore de tragédies avant qu’on ne comprenne ?!???! », c’est de l’esbroufe. Une esbroufe qui fait partie du modus operandi qu’on a mis en place depuis des siècles pour se faire croire qu’on est forts et fiers et que notre existence est méritée.

On se fait taper, on pleure une minute ou deux, on relève la tête en entonnant des chants de guerre à notre propre gloire, on demande au chef de la tribu d’aller taper ceux qui nous ont tapés, et si possible plus fort qu’eux, on applaudit, et puis quelques mois plus tard on se dit que, quand même, on a peut-être tapé un peu fort, nous aussi. Puis on oublie jusqu’au prochain cycle, et on dit « la vie doit continuer ». On le dit souvent, ça, « la vie doit continuer ». Aujourd’hui on peut même en faire des hashtags.

#LaVieDoitContinuer.

#JeSuisParis.

#PrayForFrance.

#FluctuatNecMergitur. Il est classe, celui-ci. C’est la devise de Paris. « Il est battu par les flots, mais ne coule pas ». Une phrase en latin, ça en impose, pour un hashtag. Je serais presque tenté de l’utiliser, si j’en avais quelque chose à foutre de faire savoir à mes contacts Facebook ce que je pense de tout ça.

Mais ça ne sert à rien. De dire ce qu’on pense à des gens qui font la même chose, de défiler dans la rue pour « faire savoir aux terroristes qu’ils n’ont pas gagné ». J’ai l’impression, ce soir, que rien n’a plus la moindre importance. Luttez ou abandonnez, ça ne changera pas le moindre millimètre de peau de couille. Ça participe juste à un cycle qui a débuté avec nous et ne s’achèvera qu’après la mort de l’avant-dernier homme. Le tout dernier, lui, avec un peu de chance, aura quelques temps pour profiter du monde avant de s’éteindre à son tour.

Juré, réellement, je ne cherche pas à faire une formule, mais juste à exprimer le fond de ma pensée : je crois que c’est faux, quand on dit qu’on s’approche de la fin du monde. En fait, on est déjà en plein dedans. On y est depuis que ça a commencé. J’ai l’impression que nous, humains, sociétés humaines, n’avons toujours vécu que sur la brèche, à quelques millimètres de la chute. Que ce serait dans notre nature.

Pendant longtemps, j’ai essayé de ne pas croire à la « nature humaine ». Je détestais ce terme et ce qu’il représentait. C’est toujours le cas. Mais depuis cette nuit, le vide dans un coin de mon crâne fait que j’y crois un peu quand même.

En ce moment on parle beaucoup, dans nos sociétés, de féminisme, d’égalité pour tous, de combat contre le racisme. Là aussi, le processus demande des hashtags. #BlackLivesMatter. #MariagePourTous. #StopAuHarcèlementDeRue, #FightTheGoodFight. C’est bien, tout ça. Ça tire la société vers le haut.

Mais en vrai, y a déjà eu, dans l’histoire, des sociétés égalitaires. Des sociétés matriarcales. Des sociétés de ce que vous voudrez. Dans les discussions y a toujours un petit malin de merde qui ouvre sa gueule pour vous le faire savoir, d’ailleurs. En général, il conclut, avec un sourire en coin, en vous demandant pourquoi elles n’ont pas tenu, et vous êtes censés vous ranger derrière sa démonstration et avouer que c’est parce que c’est dans l’ordre des choses, et qu’il existerait des espèces de valeurs humaines absolues, un papa une maman, maman à la maison et le nègre dans la cabane au fond du jardin, parce que c’est ainsi que ça doit être.

Moi je crois qu’en fait, si les choses ne tiennent pas, c’est parce qu’on est des grosses merdes qui finissent toujours par se prendre par la main et par dire « la vie doit continuer ». Pardon : #LaVieDoitContinuer. Et à la fin, y a des types qui tuent des gens à un concert. Et puis ensuite, #LaVieDoitContinuer. Je suis certain que quand on aura pollué le dernier lac, fait s’effondrer la dernière montagne et que le dernier enfant de la race humaine aura trois yeux aveugles au milieu du front et des plaques cancéreuses à la place de la peau à cause de nos conneries, il y aura encore un fils de pute pour dire, avec un sourire plein d’espoir, « la vie doit continuer », et un autre fils de pute pour dire « + 1 ».

Moi j’ai un trou dans la tête, là, et j’ai plus tellement envie qu’elle continue, la vie. Ce soir, j’ai vraiment l’impression que la question n’a jamais été de savoir « combien de tragédies encore avant qu’on ne comprenne ?!!!???1§§ », parce que – toujours « j’ai l’impression », histoire de ne froisser personne – j’ai l’impression que les tragédies, elles font totalement partie du cycle. On monte un peu, on redescend beaucoup, on crée un hashtag, on met un filtre bleu-blanc-rouge sur nos photos de profil, on se tient la main, on remonte un peu, la vie doit continuer, on redescend beaucoup. Bla. Bla. Bla. Si on dit que « la vie doit continuer », c’est uniquement par réflexe animal. Moi je dis que la vie, elle doit s’arrêter. Histoire qu’on prenne le temps de bien regarder les cadavres qu’on laisse derrière nous.

Alors c’est pour ça, je crois, que mon esprit joue avec le trou dans mon crâne comme ma langue pourrait jouer avec le trou laissé par une dent arrachée. Parce que je suis fatigué de voir toujours les mêmes réflexes de meute répondre aux mêmes lâchetés, les mêmes violences répondre aux mêmes violences. Je ne sais même pas quel est le but officiel de tout ça. Créer une société dans laquelle on serait tous heureux, une bonne fois pour toutes ? Je n’ai pas l’impression que quiconque bosse dans cette direction. Les gens se feraient trop chier. Faut nous comprendre, en même temps : on n’a jamais rien connu d’autre que le cycle. Sans lui, on serait perdus.

Mais moi je suis crevé, là. Trouver les causes de cette violence, les solutions pour la résoudre, analyser l’élan populaire, que ce soit pour le critiquer ou pour y adhérer, me méfier des amalgames, des raccourcis, des réactions à chaud, identifier le véritable ennemi, critiquer le discours dominant sans forcément adhérer aux discours d’opposition systématique… Tout ça, j’ai juste envie que ça s’arrête, ce soir.

Tout à l’heure je suis à nouveau sorti devant l’hôtel pour fumer. Il faisait plus froid qu’hier, cependant, et la rue était silencieuse. Tellement, en fait, que le moindre bruit – une moto qui passe au loin, une voix – m’énervait. J’aurais voulu le silence total. Je crois que je n’ai plus tellement foi en l’humanité, tout de suite. Pas à cause de ce qui s’est passé hier, mais à cause de ce qui s’est passé aujourd’hui, de ce qui va se passer demain. L’année prochaine. Dans dix ans. De ce qui se passera jusqu’au jour où mourra l’avant-dernier être humain.

D’aussi loin que je peux me souvenir, j’ai toujours aimé me complaire dans une certaine dépression, que je cultive avec minutie. J’ai mille fois fantasmé mon suicide, mille fois fantasmé un meurtre de masse, même si je sais que c’est de mauvais goût, ce soir, comme confession. J’aime à penser que la seule amante pouvant me comprendre, c’est une ampoule nue allumée à trois heures du matin, dans le silence. Souvent j’ai réfléchi au mal. J’ai passé bien plus de temps à explorer les aspects dégueulasses de l’être humain que sa beauté potentielle. Et tout ce que je ressens aujourd’hui, je ne l’ai pas découvert hier. C’était des trucs que je me répétais pour m’endormir.

Non, ce que j’ai découvert hier, ce que j’ai compris, c’est que, tout du long, c’était vrai. C’est ça, qui a cassé ce truc dans ma tête. À quoi bon espérer, puisqu’au final, on ne le fait que pour relancer le cycle du désespoir, qui lui relancera le cycle de l’espoir ? Autant lâcher les bombes, lâcher les chiens, et prendre une pelle pour ranger un peu derrière nous avant de partir. #LaissonsTomber.

Peut-être que tout ça, c’est simplement parce que ce coup-ci, les victimes habitaient chez moi, étaient moi, et que, comme tout le monde, j’ai l’émotion plus facile quand le cadavre a mon visage. Mais peu importe si c’est le cas. Le fait est que là ce soir, je n’ai plus envie que d’un peu de silence, et puis d’être avec mes amis, avec la fille qui est sortie du bar, et qu’on se serre les uns contre les autres en attendant la fin, sans la quémander mais sans la craindre. J’ai juste envie d’aimer, d’être aimé, et que le reste du monde m’oublie. Je n’ai pas envie de mourir. Mais ce soir, je n’ai pas tellement envie de vivre non plus. Plus avec d’autres qu’avec « les miens », en tout cas.

Si j’ai voulu écrire tout ça, c’est parce que j’ai un truc avec les mots en noir sur un fond blanc. Ça fonctionne plutôt bien, sous mes doigts, je ne sais pas pourquoi. Parfois ça m’aide à savoir ce que je pense. Mais pourtant, j’arrive à la fin de ce que je voulais dire, et je découvre sans grande émotion que je n’ai pas dit grand-chose, en vérité. À force de les répéter, on vide les mots de la réalité qu’ils contiennent au départ. On en fait simplement des symboles légers, faciles à utiliser. Des hashtags.

Peut-être qu’à ma façon, je n’ai fait que participer moi aussi à la phase « hébétude et désespoir » du cycle qui régit notre existence, et que dans deux semaines, je serrerai le poing vers le ciel et je sourirai à l’espoir. Je suis à peu près sûr de ne tout de même pas mettre ce putain de filtre bleu-blanc-rouge sur ma photo de profil Facebook, mais qui sait, après tout ? Si ça se trouve, ça permet d’oublier les morts, de crier des chants de guerre avec le reste de la tribu.

Cela dit, peut-être aussi qu’en fait, j’ai essayé de dire avec des mots quelque chose qui ne pouvait être compris que par le silence ? Je ne sais plus. Si je l’ai jamais su. Ce soir, le vent qui passe dans le trou de mon crâne produit un sifflement enivrant. J’ai presque l’impression de voir le vide juste au bout de mes pieds.

Si un jour l’un d’entre vous lit ça, ce sera probablement sur internet. Alors allons-y pour un résumé facile à saisir :

#PourquoiLaVieDevraitElleContinuer ?

J’ai un trou dans la tête et j’aimerais vraiment qu’il se rebouche. Mais j’ignore si ça fonctionne ainsi. Néanmoins je l’espère. Et ça, déjà, c’est un début.

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Une réflexion sur “#LaVieDoitContinuer

  1. dimim dit :

    Il m’est arrivé de me sentir très mal à cause de toute ses fichus conneries qui ce passe dans ce monde.
    C’est peut-être niais ce que je vais dire là, mais m’enfou je le dit quand même.
    C’est en regardant une petite fleur que mon moral et revenu peu a peu, c’était sur un parking recouvert par des milliers de tonnes de béton. et ben cette connasse de petite fleur ma impressionné. je me suis demander pourquoi a t’elle pousser là toute seul en plein milieu du parking, comment est-ce possible? ma réponse a moi, c’est que la vie s’acharne quoi qu’il arrive, et que si envers et contre-tout une fleur aussi fragile à réussit a traversé des tonnes de merdes de bétons pour profiter de l’air, du vent, et du soleil. je pourrait peut-être en faire de même métaphoriquement pour mon moralement.

    Ps après t’avoir lu, je trouve que tu es quelqu’un de bien, sensible et francs.

    dimim

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