Mechanimal : « Secret Science »

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7 décembre 2014 par Vincent

Mechanimal   Les voies du blogging musical sont aussi « impénétrables » qu’une pute à vingt euros.
Ca existe, les putes à vingt euros ?
Bonjour, je fais des comparaisons sur des sujets que je ne maîtrise pas.
Toujours est-il que de temps en temps, des groupes ou des labels m’envoient des mails pour savoir s’il me serait possible de parler d’eux sur ce blog. Fut un temps, je répondais rapidement et je me servais de ça pour alimenter cette page. Mais comme tu as pu le remarquer, alimenter cette page, ce n’est plus exactement un souci qui me hante au quotidien. Et comme ont également pu le remarquer les susmentionnés groupes et labels, désormais, je ne prends même plus la peine de répondre, généralement. Je suis devenu un connard blasé, quelque chose comme ça.
Et pourtant, on continue à me solliciter. Et ce qui est intéressant, c’est que les mails que je reçois ne sont pas complètement random. En fait c’est par périodes. A un moment, un peu par hasard, j’avais parlé en peu de temps de plusieurs groupes de Metz, notamment ceux du label Chez Kito Kat. Et en réaction à ça, j’ai reçu pendant des mois des messages de la part de tout ce que la Lorraine comptait de groupes.
Plus récemment, j’ai aussi parlé d’un groupe grec. Et bim, pas besoin de faire monter le suspense, t’as compris : depuis je reçois un mail par semaine pour m’apprendre l’existence de telle ou telle formation hellénique. Parfois je prends la peine d’écouter. Et parfois, même, j’aime ce que je découvre.
Et pour la première fois, je vais aller jusqu’au bout de l’extrémisme et, complètement fou dingo que je suis, je vais parler de l’un de ces groupes. Il s’appelle Mechanimal, et a sorti cet automne son premier album, intitulé « Secret Science ». Mais ça tu le savais déjà parce que c’était dans le titre de l’article.

   Et maintenant qu’on entre dans le vif du sujet, je suis emmerdé, parce que je ne sais pas exactement à quel style rattacher la musique de Mechanimal. Pour moi, ça sonne comme une espèce de Joy Division moderne, avec un gros vernis gothique, des empilements de strates électroniques et une voix à la Nick Cave. Ca va, comme description, ou tu vois pas du tout de quoi je peux vouloir parler ? C’est un truc pour les fans d’indus, quoi.
Martiale, froide, plus portée sur les ambiances que réellement les mélodies… A priori, la musique de Mechanimal n’était pas pour moi. Et pourtant, pour une raison que je ne m’explique moi-même que difficilement, leur album n’a toujours pas quitté mon lecteur mp3 deux mois après que je l’y ai mis. Je ne sais pas, leur musique pourtant assez anguleuse a quelque chose de réconfortant à mes oreilles. J’aime bien écouter leur disque le matin en rentrant du taf, quand il fait encore un peu nuit et que je suis dans un état de fatigue presque second. C’est alors comme si leurs morceaux formaient une toile mentale sur laquelle je marchais pour rentrer chez moi, mes pas guidés de chanson en chanson et de rue froide en rue froide sans que je m’en aperçoive.

   Le groupe s’est visiblement formé il y a deux ans, autour de Giannis Papaioannou, un journaliste grec porté sur le post-punk, et Freddie Faulkenberry, un photographe américain rencontré au hasard des voyages de Giannis. « Secret Science » est leur deuxième album, et a été pensé comme un disque plus ou moins concept autour d’Athènes en tant que, je cite la bio, un « obscure urban landscape ».
Très honnêtement, cet aspect de leur musique ne m’a pas exactement sauté aux oreilles, mais ce n’est pas très grave. Tout comme on ne comprend les oeuvres d’art contemporain qu’en lisant leur analyse, on ne saisit l’idée de ce disque qu’en se la faisant expliquer. Mais dans les deux cas, l’imperméabilité du fond n’empêche pas d’apprécier sensoriellement la forme.

   Et comme je le disais, la forme de Mechanimal, elle est cool. C’est une musique qui te donne l’impression d’être drogué et d’aller mal. L’impression que les fissures des trottoirs vont s’ouvrir pour t’avaler. Et pourtant, c’est une musique qui ne fait pas peur, une musique qui réconforte, qui tient compagnie. Peu de chant, peu de paroles, un espace musical entièrement livré à l’auditeur et à son imagination. Un disque dont on peut faire ce qu’on veut. Une bande-son pour les marches solitaires dans les rues matinales de nos villes.
Mais ça, je l’ai déjà dit.

   Pour écouter ce disque en intégralité, voire même le télécharger ou l’acheter en physique, tu vas sur la page Bandcamp de leur label, Inner Ear. Ca te fera voir du pays, en plus, c’est cool. Le groupe a aussi un site.
Et si tu veux associer des images au son, je te file le clip du titre « We Come Alive », qui est assez clairement le tube de l’album (merci la guitare à 1m 04). Tiens, d’ailleurs, histoire de finir sur une note discrètement raciste : la vidéo est étonnamment léchée pour un groupe grec.

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