Single Mothers : « Negative Qualities »

Poster un commentaire

21 octobre 2014 par Vincent

single-mothers-negative-qualities   Ah bah voilà, l’année se réveille ! Il est temps, il ne lui reste plus que deux mois…
Bon, en vrai, je sais, toute cette histoire de « 2014 suce grave » c’est juste une connerie de vieux, et c’est simplement que j’ai pas encore écouté les bons disques sortis ces derniers mois. J’ai eu une année relou, et ça m’a rendu assez paresseux dans mon exploration musicale, je me suis replié sur les vieilles valeurs sûres. C’est pas grave ni mal, hein, mais voilà, je voulais rendre justice à 2014 : oui, tu as forcément engendré des bons disques. C’est simplement que je ne les découvrirai qu’en 2016, quand tout le monde sera passé à autre chose. L’histoire de ma vie.
Bon, en tout cas, j’aurai au moins découvert Single Mothers à temps.
Quoiqu’en fait non, même pas, parce qu’à en croire leurs vues sur Youtube, les articles déjà écrits sur eux et ce genre de conneries, ce groupe de l’Ontario s’est déjà fait un following conséquent depuis sa création en 2009. Donc, encore une fois, je suis en retard.
Mais leur premier vrai album vient de sortir, il s’appelle « Negative Qualities », il tue, il a une pochette moche, et pour une fois, je suis à l’heure.
Et aussi, j’ai l’impression que je parle de plus en plus de groupes canadiens. Y a peut-être rien de spécial à y voir, mais c’est marrant. Enfin, intéressant, quoi. Enfin, non, mais… Bref, parlons du disque.

   Punk ‘n’ roll au maximum, ici. C’est ce qui est promis, ce qui est livré, et à aucun moment le groupe ne dévie de la trajectoire.
Ca éructe, ça crache sur le micro, ça joue vraiment très fort, ça fracasse une cymbale par morceau, et ça fait tout ça avec sur le visage le sourire goguenard de l’ivrogne mal intentionné qui est décidé à te faire passer une très mauvaise soirée.
Sérieusement, cet album a une aura géniale. C’est du punk réellement sale et méchant, ici, de la musique qui ne cherche clairement pas à passer à la radio ou à plaire à tes parents. Ca sent les squats, les bières renversées, la clope et les vêtements sales. Je pense que les membres du groupe sont du genre à venir chez toi, vomir sur ton chat, chier dans ton frigo et repartir en sifflotant un air victorieux.
Je ne me suis pas encore vraiment penché sur les paroles, mais j’ai envie de croire que les dix titres de cet album (expédiés en moins d’une demi-heure, pas le temps de discuter, c’est pas du free jazz) parlent tous de drogues, de pratiques sexuelles dégueulasses et de violence gratuite. Tout autre sujet serait une aberration sur une telle bande-son.
J’aime ce disque d’amour. Les sillons du vinyle suintent du saindoux, la pochette est imbibée de sueur et l’odeur qui s’en échappe est celle d’une vieille huile de moteur.

   Si t’as besoin de comparaisons pour te sentir bien, pense à des trucs du genre Rocket From The Crypt sous coke et avec des cris à la place des cuivres, pense au punk des origines qui se serait fait violer par le metal le plus dégueulasse, pense à un Amen souriant, pense au groupe The Revenge, pense à… Non mais j’en sais rien en fait. Pense à un poids-lourd qui t’arrive droit dessus en klaxonnant de joie. C’est exactement ce qu’est ce disque.

   Pour te fournir en musique du diable, tu peux aller chez le label Hot Charity, ou écouter leurs précédents EP sur leur page Bandcamp. Et puis aussi, comme je suis le gars cool, tiens, clip, bam, tradition de fin d’article, dégage. J’ai un album à réécouter jusqu’à la surdité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :