Mon top 2013 de l’année 2010

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24 janvier 2014 par Vincent

   2010. Fuck it. On y est. Le dernier épisode de cette série de tops 10. J’espère que l’idée vous a fait marrer, et que vous avez pu découvrir deux trois trucs valables dans mes listes. Si tel est bien le cas : de rien. Si tel n’est pas le cas : désolé. En tout cas, j’ai bien aimé faire ça, replonger dans ma collection, réécouter des trucs que j’avais honteusement oublié. Peut-être que dans dix ans je remettrai ça pour les années 2011-2020… AH ! Qui je cherche à tromper ? On sera probablement tous morts, en 2024 !
En attendant ce jour fatidique, fermons les yeux, ouvrons les oreilles, et réécoutons 2010. Pas besoin de paragraphe nostalgique ce coup-ci, 2010 c’était il y a trois ans, et peu de choses ont changé depuis, dans ma vie. 2010, c’était hier. Hier avec une meilleure bande-son, je veux dire.

Katy-Perry-Teenage-Dream
1) Katy Perry, « Teenage Dream »
: yep. Première du classement, direct. Pas de blague, pas de second degré qui cherche à se faire passer pour du premier. J’aime cet album d’un amour total et immaculé, je le connais par coeur, j’ai écrit un livre sur lui (enfin, plus ou moins…), et c’est le disque qui m’a fait me dire que vouloir être plus hardcore que mon voisin, plus underground que ma voisine, c’était simplement de la fatigue morale inutile, et que la bonne musique pouvait se trouver partout, même sur M6 le matin en allumant la télé. Ce disque m’a troué l’âme et Katy m’a révélé des secrets sur moi-même.

2) The Summer Set, « Love Like This » : paradoxalement peut-être plus honteux encore que Katy Perry, The Summer Set, c’est la rencontre entre la pop la plus mainstream possible et trente ans de tradition punk-rock. C’est le concept même de « pop-punk » poussé à son paroxysme, à grands renforts de claviers et de chansons sur les filles et les peines de coeur qu’elles provoquent. Les musiciens sont beaux, la batteuse est belle, les clips sont parfaitement filmés, l’album est assez court pour ne pas lasser et ne contient que des tubes calibrés pour faire trembler les radios du monde entier… Ouais. N’importe quel punk-rock kid se devrait de haïr ce disque putassier comme pas deux. Dommage, je n’arrive qu’à l’adorer.


3) letlive., « Fake History » : je manque peut-être un peu de recul sur ce disque, parce qu’en vérité, s’il est bien sorti en 2010, je l’ai moi-même découvert il y a seulement deux ou trois mois. Pourtant, sa place si haut dans le classement me semble totalement évidente. Sur cet album, les mecs de letlive. (pas de majuscule, un point, normes typographiques très neo-metal…) reprennent les choses là où Glassjaw les avait laissées huit ans auparavant. Des cris, des décharges de violence frénétique qui font trembler tes enceintes, une bonne grosse maestria instrumentale, une voix qui peut passer d’un registre à un autre en moins d’une seconde, et l’impression générale d’être pris sous un bombardement pendant une heure. Avec en plus la petite signature letlive., qui se trouve être des paroles vraiment bien écrites, avec tout un tas de jeux de mots à y découvrir et de petites phases surprenamment émotionnelles.

4) The Wonder Years, « The Upsides » : le premier volume d’un triptyque qui s’apprêtait à changer le visage du pop-punk. Le moins mémorable des trois, mais déjà un monument du genre, la preuve évidente de l’importance que ce groupe allait prendre dans le milieu.

5) Dead Pop Club, « Home Rage » : punk-rock, power-rock, rock indé, le cirque habituel pour labelliser ce groupe. Disons punk et passons à la suite. Si les précédents albums du groupe m’avaient déjà toujours intéressé, celui-ci m’a carrément passionné. L’un des seuls groupes français qui a à ce point su dompter l’héritage que les suburbs de la classe moyenne américaine ont donné à la musique punk. Sur ce quatrième album, tout est là, en place, et avant que je me penche un peu sur les paroles et les ambiances, si on m’avait dit que le groupe était originaire de Milwaukee ou de Seattle, je n’aurais pas cillé. Le fait qu’ils viennent en réalité de région parisienne ne rend ce disque que plus génial encore.


6) Far, « At Night We Live » : qui aurait pu croire en la validité d’une reformation de Far en 2010 ? Probablement pas grand-monde. Et pourtant cet album, sorti dans un silence surprenant vu le caractère définitivement culte du groupe, est un instant classic total, capable de redonner un putain de sourire à n’importe quel fan de Jonah Matranga, qui apparaît ici en très grande forme. Malgré les douze ans qui séparent ce disque de son prédécesseur, la continuité est évidente, le mélange entre rock frontal et tremblements emo étant aussi savamment dosé qu’auparavant. Un excellent disque de rock, un excellent album de Far, un excellent album de Jonah Matranga, une évidence de plus dans ce classement.

7) Twin Pricks, « Young At Heart » : de toute cette série de classements je crois que ce n’est que la deuxième fois que je glisse un EP dans une de mes listes. Mais il faut dire que celui-ci, je l’ai saigné de toutes les manières possibles. Cinq chansons entre The Get Up Kids et Elliott Smith, des notes légères qui soutiennent des voix qui tremblent et menacent de tomber des cordes de guitare, et tout un tas d’images mentales qui te viennent pendant les vingt minutes du disque. Des images sur ton passé, sur les jours de pluie, sur les gens que tu as perdus. Un très joli EP, ouais.

8) Rolo Tomassi, « Cosmology » : rhoooooooo, CLIC. La horde sauvage de Rolo Tomassi commence à sévèrement se mettre en place avec ce deuxième album. Mieux pensé et plus habité que le premier, leur math-metal-killkillkillkill-hardcore-rock-electro est ici un nuage sonore fait de coups de poing et de lames de rasoir en forme de touches de clavier. Complètement imprévisible, le disque prend un malin plaisir à te défoncer la gueule de manière différente à chaque titre. Tu t’attends à un uppercut du droit ? Raté connard, c’est un coup de pied dans les couilles, ce coup-ci. Cassage de dents pour le prochain ? Toujours faux, ce sera un couteau rouillé glissé sous ta paupière. Aussi, lorsque de temps en temps des plages de calme apparaissent dans cet océan d’hyper-violence musicale, elles ont l’air de caresses, de réconfort maternel te disant que tout va bien, que c’est presque fini, que tu t’en sortiras. Un sacré disque. Ah, et puis cet été je les ai vus en concert avec HORSE the band, et malgré tout l’amour que je porte au HORSE, je dois le dire : ils se sont fait humilier par les gosses de Rolo Tomassi.


9) Valencia, « Dancing With A Ghost » : étrange. Ce groupe appartenait à la grande famille du pop-punk, ayant traîné avec The Wonder Years, Man Overboard ou Fireworks, mais pourtant, musicalement, c’est bien plus proche d’un simple rock très mélodique, avec pas mal d’expérimentations instrumentales et d’arrangements aléatoires. D’ailleurs, à la première écoute, cet album (qui sera leur dernier) peine à retenir l’attention. Les chansons s’enchaînent, ça passe, mais on fait d’autres trucs en même temps sans vraiment écouter. Et puis arrive finalement le dernier titre, « Stop Searching ». Et là, c’est la décharge émotionnelle soudaine, inattendue. Et alors, on se remet le disque au début, et on lui découvre un sens différent. On comprend où tout ça va. Et on se dit qu’en fait, il est pas mal, cet album. Pas mal du tout.

10) Nightmares For A Week, « Don’t Die » : un efficace rip off de The Get Up Kids à la sauce « punk pour chemises à carreaux », avec une très belle pochette et un très beau nom d’album… Allez, j’avoue : 2010, c’est pas si loin, et en fait, j’espère que dans dix ans j’aurai découvert mieux pour remplacer Nightmares For A Week et Valencia dans ce classement. Mais en attendant, juré, ça fera pas mal l’affaire quand même.

   Et voilà. Fin de la série. Dix ans de musique dans la gueule de la nostalgie. Des disques que j’avais presque oubliés, des souvenirs que j’ai eu du mal à retrouver. Ca m’a beaucoup plu. J’espère qu’à vous aussi.
A bientôt pour la reprises articles « normaux ».
La bise.
Et bonne année 2014.

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