Top année l’2007 de 2013 mon (je n’y arrive plus du tout)

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20 janvier 2014 par Vincent

   « Gnagneugni, Vincent il a oublié son histoire de tops et il a encore passé le weekend à se branler ! ».
Taisez-vous donc, espèces d’infidèles. Je n’ai absolument rien oublié, et j’ai simplement été très occupé ces derniers jours. Ne doutez jamais de moi et de mon dévouement envers ce blog, ou vous finirez maudits des dieux.
Bon. Bref. Voilà quoi.
Ok, j’ai rien foutu du weekend, encore une fois.
Rattrapons donc mon cas ensemble, ici et maintenant, en nous occupant du top 10 de l’année 2007.

   2007, c’est d’abord ma dernière année à la fac de St-Quentin-en-Yvelines, où j’ai terminé par une inscription magnifiquement ratée en CAPES d’anglais. Mais « ratée » genre à fond, quoi. Un putain de fiasco dont l’écho résonne probablement encore dans les couloirs de cette fac. Tiens, d’ailleurs, il y a un an ou deux j’y suis retourné un matin, histoire de m’y promener et de voir si des souvenirs me revenaient. Ca n’a pas spécialement été le cas et je suis rentré chez moi au bout de vingt minutes.
2007, c’est aussi l’année où j’ai commencé à bosser comme surveillant dans un collège des Yvelines. Encore aujourd’hui c’est le boulot que j’ai préféré, de tous ceux que j’ai pu faire. Des histoires géniales avec des élèves sympathiquement débiles, des souvenirs gravés à vie, des collègues parfaits, et une ambiance générale qui faisait que, pour la seule fois de ma vie jusqu’ici, j’étais content de me lever le matin pour aller bosser. Je me souviens encore de la façon dont notre bureau était arrangé, des prénoms de certains élèves, des histoires qu’ils nous ont racontées, de la méthode pour les faire se ranger avant de les laisser entrer dans la cantine, de nos discussions le soir en vérifiant les cahiers d’absence…
D’ailleurs, en fait, pour une bonne partie des disques dont je vais parler ce soir, le souvenir qui leur est le plus associé, c’est celui du chemin qui slalomait entre les pavillons séparant l’arrêt de bus où je descendais et le collège où je bossais. C’est là que, tôt le matin, avant l’arrivée des élèves, ou tard le soir, après leur départ, j’écoutais mon lecteur mp3, seul avec mes écouteurs et la lumière des lampadaires.
2007 a été une putain d’année.

Welcome+The+Night+Welcomethenight

1) The Ataris, « Welcome The Night » : yep, troisième fois que ce groupe apparaît dans mes tops, et deuxième fois qu’ils sont carrément premiers. Que voulez-vous, ils n’ont pas été mon groupe favori pendant des années pour rien. Un album sombre, absolument pas annoncé par le précédent, qui les place quelque part entre la pop indé, le shoegaze et le pop-punk. Compositions qui baignent complètement dans le génie, ambiance qui m’a mis à genoux pendant plus d’un an. Bien entendu, ça a été un échec commercial et Kris Roe, le leader du groupe, renie aujourd’hui ce disque… Parfois, je me rassure sur le devenir de The Ataris en me disant que, finalement, leur dernier album en date c’est celui-ci, et comme c’est l’un de mes albums favoris tous groupes confondus… Si ça se trouve, tout n’est pas encore perdu pour eux, malgré la débandade de ces dernières années… A noter qu’il existe pas mal de faces B pour cet album, et qu’elles sont toutes aussi bien que les titres faisant partie du disque final.

2) HORSE the band, « R. Borlax » : ok, alors oui, les plus experts d’entre vous doivent être en train de se dire qu’il y a un souci, là… En fait, cet album incroyable est sorti en 2003. Sauf que je l’ai oublié dans le top idoine. Mais oublié oublié, quoi. La raison en est simple : comme la grosse demer que je suis, je fais mes tops non pas en allant directement piocher dans ma collection de disques, mais en utilisant Windows Media Player, qui peut classer mes mp3 par année de sortie. Pas très « true connoisseur », mais très pratique. Et le truc, avec ce premier album d’HORSE the band, c’est que s’il est bien sorti en 2003, sa réédition avec titres bonus, elle, est sortie en 2007. Et c’est celle-ci que j’ai encodée sur mon disque dur. D’où méprise, regret et cris de honte au milieu de la nuit. Bref, je sais que ce n’est pas très sport, mais je vais me rattraper comme je peux et quand même faire figurer ce disque dans mes tops grâce à la suscitée réédition.
Cet album, ça a été l’arrivée sur le ring d’un champion toutes catégories que personne n’attendait et que, malheureusement, personne n’a remarqué. Hardcore, metal, emo, bande-son de jeu vidéo, délires métaphysiques et hyper-violence hystériquement souriante. Le HTB offrait déjà tout ça dès son premier album. La suite n’allait faire que confirmer qu’HORSE the band est plus qu’un groupe, c’est un mode de vie. Toucher le fond du fond et le sommet des sommets, tout ça dans le même morceau ou la même nuit de débauche. Je ne pourrai jamais dire assez de bien de ce groupe.

3) The New Trust, « Dark Is The Path Which Lies Before Us » : je me suis déjà beaucoup exprimé sur ce disque, que ce soit ici, , ou même carrément chez l’ami Florian, donc je ne vais pas à nouveau tout te raconter. Que les retardataires sachent juste que cet album, c’est le rock indé à son putain d’apogée.

4) The Gaslight Anthem, « Sink or Swim » : un autre champion toutes catégories venait d’apparaître, en 2007, mais nous ne savions pas encore exactement à quel point tout allait s’écrouler sur son passage… Ce premier album de The Gaslight Anthem se contente en effet d’être simplement magistral et entêtant. Le suivant, lui, allait carrément être… Mais on verra ça au prochain top 10.

5) Minsk, « The Ritual Fires of Abandonment » : j’avais prévenu, lorsque j’en avais parlé il y a deux tops de ça. L’album précédent de Minsk avait certes été un joli massacre, mais celui-ci, c’est carrément un énorme brasier dans lequel tous ses auditeurs peuvent se jeter les uns après les autres. Sûrement le seul disque au monde dans lequel le sludge parvient à se faire aérien. Ambiant-metal, cet album à l’équilibre surnaturel (six morceaux pour une heure), c’est comme bouffer des plantes hallucinogènes au milieu du désert, entouré par des hommes en flammes qui dansent pour te rassurer. T’en fais pas, ça n’a pas plus de sens pour moi que pour toi. Ferme juste les yeux et laisse la musique te défoncer lentement le crâne.

6) Skye Sweetnam, « Sound Soldier » : yep. Aucune honte, aucune gêne, totale revendication. L’un des tous meilleurs albums de l’histoire dans la veine « chanteuse de pop sucrée calibrée pour passer à la télé ». Même Katy Perry, pourtant reine ultime de la catégorie, pourrait tirer des enseignements de certains des titres de ce disque. Ca pue le chewing-gum, le sexe maladroit, le maquillage, les pages d’un journal intime d’adolescente et les couloirs d’un lycée américain. Depuis, Skye Sweetnam se fait appeler Sever et chante dans un assez mauvais groupe de metal qui répond au nom de Sumo Cyco. Drôle de trajectoire.

7) Tegan And Sara, « The Con » : ça y est. Enfin, avec ce disque, les deux jumelles canadiennes se sont approchées d’un album parfait. Ce ne sera qu’avec le suivant qu’elle toucheront vraiment au but, mais impossible d’oublier la dizaine d’hymnes que compte déjà « The Con ». Rarement la pop indé « pour film d’amour entre post-adolescents habitant à New York » n’aura été aussi bonne qu’ici.

8) Modest Mouse, « We Were Dead Before The Ship Even Sank » : le meilleur album de Modest Mouse. Le seul dont tous les titres sont bons, en fait, et dont aucun ne semble être une private joke impossible à comprendre. Par contre, même avec de vrais morceaux, putain, ce groupe est un peu fou, non ? Ca part dans tous les sens, ça alterne entre le rock hystérique et la folk confessionnelle, la voix vibre en permanence et les effets se superposent sans ordre, mais à la fin, tout prend sens et il est à peu près impossible de ne pas se laisser porter par ce disque discrètement magique, sous son allure de clochard bourré en train de gueuler au fond de ta rame de métro.

9) HORSE the band, « A Natural Death » : ouais, ils sont présents deux fois dans le même top, qu’est-ce qu’il y a ? Un problème avec ça ? Fais ton propre classement et fous-moi la paix. Fallait que je me fasse pardonner. Ce troisième album d’HORSE the band, c’est la bande-son d’un film qui n’a jamais existé et dont ils n’ont même pas pris la peine d’imaginer le synopsis. A toi de faire tout le boulot. Mais ça va, la bande-son le justifie. Western-metal joué avec un clavier midi. Géniegéniegéniegénie. Comme le dit un mec dans un commentaire Youtube sous l’une de leurs vidéos : « The gratest unsucessful band ever » (la faute de frappe est d’origine).

10) Otep, « The Ascension » : discographie bizarre que celle d’Otep, la chanteuse la plus bourrine et basse du front de la scène metal. Un premier album un peu brouillon mais assez mortel, petite révolution dans la tête du lycéen que j’étais, puis un second album nul à chier, sclérosé par des spoken-words incessants, puis une auto-reprise en main assez majestueuse avec ce disque qui crache une heure durant un metal graisseux et céleste à la fois, et ensuite, une lente mais certaine descente vers la division B du genre, avec des disques se contentant de parodier celui-ci. S’il ne doit en rester qu’un ce sera donc ce « The Ascension », que n’importe quel fan de metal peut enfoncer pour la première fois dans son lecteur cd avec la certitude d’être sur le point de se manger une très violente mandale. Ah, et puis j’en aime beaucoup la pochette, aussi.

the-ascension-4ed2a178a2129   Hé bien voilà. Cette fois, juré, la suite ce sera pour demain ! On approche de la fin…

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