2006 mon top l’année 2013 de

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16 janvier 2014 par Vincent

   Ca devient de plus en plus difficile de trouver mes titres d’articles, là, donc vous excuserez le plongeon total et définitif dans le non-sens, ok ? Parce que même en se mettant à parler comme Yoda, il n’y a qu’un nombre limité de phrases possibles qu’on peut former avec les six mêmes mots… Bon, le sixième top, qui pose cette fois son scalpel sur l’année 2006. Disséquons, disséquons… Tu connais le modus operandi, d’abord je fais genre je te parle de ma vie, et ensuite on entre dans le vif du sujet avec les disques. Ne changeons rien à cette méthode qui a fait ses preuves.

   2006. Je suis inscrit à une première année de master d’anglais dont je ne verrai jamais le bout. Sujet de mon mémoire ? « Pete Townshend and the british youth movements in the 60’s/70’s ». Ca impressionne, je sais, mais autant te dire que je n’en ai jamais écrit le moindre mot, de ce truc. Egalement, 2006, ça a été un séjour de deux mois en Caroline du Nord, où je me suis fait un bon millier de souvenirs et quelques nouveaux amis. D’autres nouveaux amis à la fac, également, lors des quelques rares jours où j’y ai été présent (big up au Morray, ferme ta gueule). Bon, tout ça c’est déjà pas mal, mais quoi d’autre ? Ah ouais, à un moment de l’année j’ai passé mes weekends à travailler comme vendeur dans un magasin Truffaut, au rayon « Jardin – Décors – Contenants ». Je n’ai jamais eu un autre boulot à ce point physiquement épuisant. Fin de la phase straight edge de ma vie. Des histoires douces-amères avec une fille. Beaucoup de séances ciné en solo au lieu d’aller en cours. Beaucoup de disques achetés. Et beaucoup, également, de disques qui ont survécu. Ouais. 2006 a été une année personnellement et musicalement riche. Donc cessons les simagrés pleurnichards, et passons à ce qui vous intéresse vraiment : le putain de top 10.

Thursday ACBTLD1) Thursday, « A City By The Light Divided » : ah, putain, je suis content ! L’album précédent avait eu la mauvaise idée de sortir la même année que le « so long, Astoria. » de The Ataris, m’empêchant clairement de mettre Thursday en première place, donc là, soulagement énorme dans mon coeur d’emoboy quand j’ai vu qu’aucun concurrent à la plus haute marche ne se présentait face à eux. Un paradoxe que cet album, qui est à la fois le plus accessible et le plus labyrinthique du groupe. Mille nouvelles idées par morceaux, et toujours au final des tubes qui te marquent le crâne au fer rouge. Le disque qui les a fait passer du statut de « newcomers au succès qui agacent les darons de la scène » à celui de « ok, meilleur groupe d’emo de tous les temps ». Ecoute « Autumn Leaves Revisited » dans le noir complet et tu sentiras ton corps couler entre les lattes du parquet.

2) The Cardinal Sin « Hurry Up And Wait » : encore l’un de ces nombreux disques qui auraient dû être des révolutions et dont finalement personne n’a jamais vraiment entendu parler. Du putain d’emo-rock avec une voix abrasive, des paroles désespérément proches de mon quotidien, et un sens de la mélodie qui tape pile au centre de la cible sur chaque chanson. Chaque hymne, pardon. Il n’est pas trop tard pour que tu rattrapes ton très probable manquement à ce groupe dont j’aurais aimé qu’il survive.

3) Murder By Death, « In Bocca Al Lupo » : le meilleur album d’un groupe exceptionnel. Le disque qui, là encore, les a faits passer au niveau supérieur, en leur permettant d’enfin complètement maîtriser leur mélange bizarre de folk poisseuse, de rock pesant et de country de fin du monde. Ca sent le whisky, la bagarre, le désert et le sang au fond de la bouche. Un disque que je peux sans problème écouter en boucle toute la journée.

4) New Found Glory, « Coming Home » : l’album de la maturité. Rarement cette expression pourrie aura été aussi justifiée que pour cet album. D’ailleurs, le groupe et ses nombreux fans l’ont bien compris, et tout le monde a gueulé à la sortie de ce disque, poussant New Found Glory à revenir à un pop-punk bien plus classique par la suite. Tant mieux pour la plupart des fans, tant pis pour moi. Je reste très nostalgique de ce que ce disque aurait pu faire à la carrière du groupe. Un putain d’acte manqué pour un putain de bon disque de rock.

5) Be Your Own Pet, « Be Your Own Pet » : quand j’ai découvert ce groupe et cet album à l’époque, j’ai eu l’impression de me faire tabasser par une bande de collégiens sous acide. Quand je le réécoute aujourd’hui, bah j’ai exactement la même impression. Punk-rock as fuck, Sonic Youth qui se fait cum-shoter par Blondie. Jemina Pearl me manque tellement…

6) The Sounds, « Dying To Say This To You » : oui oui oui, d’accord, ce groupe n’a jamais été qu’un très bon coup marketing vendu comme il fallait, je sais. Mais merde, ce disque est parfait, la pure bande-son d’un dancefloor pour porteurs de blousons en cuir.

7) Bad Astronaut, « Twelve Small Steps, One Giant Disappointment » : revoilà ce groupe dans l’un de mes tops. Un album moins évident à appréhender que le premier, mais bien plus abouti que le second. Du pop-punk conceptuel et débordant d’idées nouvelles, un chef-d’oeuvre de composition et d’émotion, des arrangements par dizaine qui parviennent à toujours servir les morceaux sans les écraser. Joey Cape n’a jamais été aussi touchant que sur ce disque, m’est avis. Il faut un peu gratter, creuser, mais juré, ce que vous découvrirez au fond vaut les efforts que vous aurez fournis. Une pierre discrètement historique du pop-punk. Un jour on ressortira ce disque pour le faire écouter à nos enfants.

8) The Falcon, « Unicornography » : le seul album de cette dream-team du punk-rock américain (ses membres viennent d’Alkaline Trio, de Rise Against et de The Lawrence Arms). Et en même temps, il n’y avait pas besoin de rajouter quoi que ce soit, tout y est dit de manière définitive. Un album morveux, qui joue à deux mille à l’heure, se fout de la gueule du monde et te crache au visage en rigolant. Une énorme récréation musicale.

9) The Decemberists, « The Crane Wife » : je connais très mal ce groupe. Je connais très bien cet album. Un long disque, d’une bonne heure, qui te fait voyager d’une émotion à l’autre sans jamais avoir besoin de lâcher la bride pour t’emmener dans le feu. Tout en subtilité et en classe décontractée, ça s’approche des larmes sans jamais chialer. La bande-son d’un film qui n’existe pas, la traduction en sons d’émotions trop compliquées pour les mots. Faudrait vraiment que j’explore leur discographie…

10) Fifth Hour Hero, « Not Revenge, Just A Vicious Crush » : putain ! J’avais attendu longtemps que ce groupe livre enfin un album susceptible de se retrouver dans un top 10. Depuis leurs débuts ils n’avaient cessé de promettre, promettre, promettre, et de ne finalement sortir que des disques seulement à moitié satisfaisants. Mais voilà, en 2006, enfin, est venu ce dernier album de leur carrière, et avec lui, finalement, ils ont signé l’épilogue qui leur convenait en lâchant cette bombe de punk-rock mélodique, qui aujourd’hui encore reste parfaitement pertinente. Une belle façon de mourir.

   Job’s done. Plus que quatre tops et j’aurai fait le tour musical de la première décennie de notre siècle. A demain (ou après-demain… Enfin, à bientôt, quoi) pour 2007. Quelques méga lourderies seront au programme de cette année dont je me souviens avec une émotion particulière.

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2 réflexions sur “2006 mon top l’année 2013 de

  1. Le morray dit :

    FERME TA GUEULE MORRAY

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