2003 mon top de l’année 2013

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10 janvier 2014 par Vincent

   2003. La fac, le coup de ciseaux dans mes dreadlocks, l’écriture de mes premiers textes un peu sérieux.
Ouais ouais, ok, on s’en fout de tout ça.
Je disais hier que pour 2002 j’avais eu du mal à me limiter à dix disques. Tu parles ! Je ne savais encore rien de la douleur, hier. Parce que, visiblement, en 2003 est sortie la moitié de mes disques cultes. Donc autant te dire que ce coup-ci, ça n’a pas simplement été « difficile » de faire un choix. Ca a en fait été carrément un déchirement, et j’ai vraiment mal à mon âme à l’idée de ne pas avoir pu faire figurer dans ce top tous les albums qui auraient dû s’y trouver.
Mais la vie est ainsi faite, un top 10 n’est pas un top 14, et je ne parlerai donc pas de ceux que j’ai dû, douloureusement, abandonner sur le bord de la route. Non non non non, même pas une mention de leur nom, je me le suis juré. Non. Vraiment. Je ne dirai jamais que « The Daily Charm » des Espagnols de Maple, « Neon Handshake » des Anglais de Hell Is For Heroes, l’album éponyme des Américains de Die Trying et l’EP sans titre des autres Américains de Blue Sky Mile sont passés à quelques millimètres du podium. Non, sérieux. Jamais jamais jamais.
Allez, oublions un instant nos regrets, et rentrons dans le vif du sujet.

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1) The Ataris, « so long, Astoria. » : mon disque de pop-punk favori. Mon disque de rock favori. Mon disque favori. L’album qui m’a fait réaliser ce que « putain de paroles » voulait dire, et qui m’a forgé comme très peu d’autres l’ont fait. Il sera premier de tous les tops que je ferai pour encore un bon moment, je crois. Evidence personnelle que sa place ici, pas une seconde de doute, passons à la suite.

2) Thursday, « War All The Time » : presque aussi évident. Si « Full Collapse », leur précédent album, ne m’avait scotché que sur le court terme, « War All The Time » a par contre été une baffe sans précédent dans ma gueule, un hurlement guttural dans mon oreille, une frénésie désespérée dans mes tripes. Un groupe que je regrette chaque jour, sans exagérer, et un album que j’ai dû écouter plusieurs centaines de fois, sans exagérer non plus.

3) After The Fall, « Damage And Repair » : trésor musical oublié au milieu du paysage texan, After The Fall fut un groupe de hardcore mélodique absolument incroyable, l’un des meilleurs à avoir jamais existé, à mon humble avis. Ce dernier album est leur chef-d’oeuvre, et tout le monde devrait l’écouter une fois par jour. Dommage que nous ne soyons probablement pas plus d’une centaine à le connaître. Viens on dit que tu te joins au club ? En cliquant sur le lien, bonus, tu pourras découvrir un avis que le jeune moi avait écrit sur ce disque en 2006.

4) Give Up The Ghost, « We’re Down Til We’re Underground » : le hardcore peut faire pleurer et danser à la fois, en plus de te donner des envies de meurtre et de suicide. Un disque culte pour plein de gens. J’en ai déjà parlé ici, et tu ferais bien d’aller voir si tu ne connais pas encore cet album, parce que là, pour l’instant, les gens se moquent de toi dans ton dos.

5) The Gathering, « Souvenirs » : l’album où The Gathering s’est dit :  « Hé, venez les gars, on arrête le metal et on devient le plus grand groupe de trip-hop de tous les temps, ça vous dit ? ». Anneke est au firmament de sa voix, et toi tu seras au firmament de tes sensations auditives si tu t’offres le cadeau que représente l’écoute de ce disque goût sucre glacé.


6) Lucero, « That Much Further West »
: meilleur album de Lucero, encore aujourd’hui, hands down. Un disque d’une puissance évocatrice incroyable, qui pendant une heure fait de toi un habitant du Midwest américain coincé entre un bar à whisky et un élevage de vaches. Le tout la larme à l’oeil et les dents serrées. Grande classe.

7) Rancid, « Indestructible » : y a des disques, comme ça, qui sont des évidences, des suites parfaites de chansons parfaites. Celui-ci en est un. Le reste de la discographie de Rancid, boarf, ça va ça vient, mais « Indestructible », bordel… Je ne comprends pas que leur setlist de concert ne soit pas désormais cet album-ci dans son intégralité à chaque fois, sans rien d’autre.

8) Sole, « Selling Live Water » : mon album de rap US favori. La bande-son d’une arrivée à la gare routière de Portland, un dimanche après-midi pluvieux, au milieu d’une bande de crackers qui voulaient me taxer des clopes que je n’avais pas. Good ol’ times.

9) Blink-182, « Blink-182 » : peut-être pas leur album culte, mais leur meilleur, musicalement parlant, sans aucun doute. Ils auraient vraiment dû se quitter là-dessus et ne jamais revenir. Gros chef-d’oeuvre de composition. Pour moi ça restera à jamais leur dernier album, et en faisant ça je les sauve de mon mépris.

10) The Bouncing Souls, « Anchor Aweigh » : l’anomalie géniale dans une discographie sinon assez banale. Un disque qui sent les grands espaces, les autoroutes entre désert et mer, qui vibre comme un moteur de Harley et souffle comme le vent dans une ville abandonnée, un soir d’été vers 19H. Je ne sais pas vraiment de quoi je parle, en fait, mais juré, cet album t’expliquera parfaitement le délire.

   Bon, bah voilà. Ca c’est fait. Ca n’aura pas été sans mal… Reste en plus à s’atteler à 2004, maintenant… A demain pour qu’on voit ce que ça aura donné ? Putain je suis fatigué…

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