Mon top 2013 de l’année 2001

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8 janvier 2014 par Vincent

   Sa mère, j’étais en train de me dire que ce blog commençait à prendre la poussière lorsque j’ai eu une idée que je qualifierais sans fausse vanité d’absolument géniale.
En fait, je crois que je vous l’avais déjà dit, à peu près à la même période l’année dernière, mais je déteste lire les « Top 10 de l’année ! » des blogs musicaux, même quant il s’agit de ceux de types que j’aime bien. Ca me paraît toujours être une espèce de concours de bites pour savoir qui sortira le groupe le plus inconnu possible. Et puis en plus, c’est surtout que moi, le concours de bites, je le perds à chaque fois, avec mon pop-punk mainstream.
Sérieusement, quand arrive la fin de l’année et que je regarde les disques que j’ai écoutés les douze mois précédents, y a souvent pas tellement de monde sur la liste, et rarement des trucs considérables comme historiques. Je ne suis pas un défricheur de grand talent, et il me faut toujours du temps pour réellement explorer la production musicale d’une année, et avoir le recul nécessaire pour comprendre ce qui va en rester. Il me faut, en réalité, bien plus de temps que n’en contient ladite année. Vous voyez ce que je veux dire ? Mon top 10 2013, je ne serai probablement capable de le faire qu’en 2015, au mieux.
Alors ouais, pour ces quelques raisons, je n’aime pas les classements de fin d’année et j’évite généralement d’en faire.

   MAIS, on en revient au début de ce texte et à mon idée géniale : au lieu de faire un top 2013 qui ne serait de toute façon pas pertinent avant encore au moins un an ou deux, bah pourquoi ne pas m’intéresser aux années précédentes, dont j’ai, sans surprise, bien plus eu le temps d’écouter les disques ? Ouais, hein, POURQUOI PAS ? Aucune raison. Idée géniale, bravo Vincent.
Donc, sans attendre, sous vos yeux ébahis, je vais publier ces prochains jours dix tops 10, un pour chaque année de la première décennie de notre siècle maudit. Mais pas un top « revival », hein, pas celui que j’aurais établi à l’époque avec mes oreilles de jeune. Plutôt celui que j’établis aujourd’hui, en ce début d’année 2014, avec mes oreilles de vieux. D’ailleurs, en vrai, la plupart des disques dont on va parler, je les ai découverts bien après leur année de sortie… D’où la validité de cette idée d’un top « back in time ».
Maintenant, me connaissant, cent disques, ça risquerait de me faire écrire pendant trois jours non stop, donc de moi-même, je me limiterai à deux phrases maximum sur chacun. Et parfois même je ne dirai rien et je me contenterai de mettre un lien pour écouter. A vous d’explorer plus avant ou non.
On commence tout de suite avec l’année 2001, et ma version personnelle du top 10 qui y est associé.
Ah et, oui, aussi, j’oubliais : bonne année. Et à dans six ans pour mon top 2013.

Bad Astronaut

1) Bad Astronaut, « Acrophobe » : chef-d’oeuvre d’écriture et de composition, du pop-punk qui fait danser et chialer, l’une des plus parfaites demi-heures de musique qui aient jamais été écrites.

2) The Ataris, « End Is Forever » : le disque qui a fait d’un simple groupe de pop-punk parmi d’autres mon groupe favori pendant une dizaine d’années.

3) Converge, « Jane Doe » : l’album de la douleur, l’incarnation de la violence, la fin de l’espoir, du sang dans les sillons du vinyle. Si tu traînes sur ce blog, tu connais forcément cet album, ou au moins sa sublime pochette, que la moitié des hardcore kids de la planète se sont fait tatouer :

Jane Doe
4) Boysetsfire, « After The Eulogy » : j’en ai déjà parlé ici. Le chef-d’oeuvre historique d’un groupe anecdotique.

5) Andrew W.K., « I Get Wet » : PARTY PARTY PARTY PARTY PARTY ! Je l’ai enfin vu en concert, plus de dix ans après la sortie de cet album, et c’était un grand moment.

6) Feeder, « Echo Park » : ou quand un petit groupe de pop rock gallois se réveille un matin en découvrant qu’en fait, ce qu’il a toujours été au fond de lui, c’est la plus grosse machine à tubes du pays.

7) Saves The Day, « Stay What You Are » : plus le temps passe et moins je me soucie du devenir de ce groupe. Mais cet album, quand même… Emo as fuck, j’ai dix-sept ans et je suis amoureux d’une fille au lycée qui ne sait même pas que j’existe.

8) Slipknot, « Iowa » : yep, t’as bien lu, ferme ta gueule. Le disque le plus pesant et malsain de toute la vague neo-metal, et tant pis si c’était pour de faux.

9) The Get Up Kids, « Eudora » : ne serait-ce que pour la reprise du « Regret » de New Order. Cette chanson sera sur toutes les mixtapes que je ferai jusqu’à la fin de ma vie.

10) Lo-tel « Planet Of The Stereos » : groupe australien à la carrière aussi courte qu’aujourd’hui oubliée de tous, mais qui a signé avec ce premier album certaines de mes chansons pop-rock favorites. Genre celle-ci.

   Voilà pour 2001. Ca a été relativement simple, et il n’y a eu ni dilemme interminable ni auto-surprise au moment de faire ma liste. N’hésitez d’ailleurs pas à mettre les vôtres en commentaires, si vous voulez…
En attendant je vous dis à demain pour 2002, avec du lourdissime au programme. Pour le coup, là ça a vraiment été le crève-coeur pour me limiter à dix disques… Enfin, vous verrez !
Je suis vraiment content de mon idée, moi…

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6 réflexions sur “Mon top 2013 de l’année 2001

  1. Spleen la Jeune dit :

    Slipknot, quoiqu’on en dise, on ne peut pas passer à côté … 🙂
    vivement dans six ans pour découvrir ton top 2013.

    • Vincent dit :

      Cet album, surtout ! Le reste, je trouve ça beaucoup plus dispensable, mais « Iowa »… Juste le premier titre, « People=shit », c’est la mise en musique du journal intime d’un lycéen sociopathe, je trouve.

  2. David dit :

    Osker, « Idle Will Kill » : dans mon top 3, quoi qu’il en soit.

    • Vincent dit :

      Je ne connais même pas de nom ! Je vais rattraper ça. Genre maintenant.

    • Vincent dit :

      Putain de merde, mais CA TUE ! Merci énormément !

      • David dit :

        Bah de rien ! C’était sorti sous Epitaph à l’époque, mais t’inquiète pas, il a été volontairement ignoré par certains et passé totalement inaperçu pour d’autres. D’ailleurs, en vrai, cet album (et ce groupe), je ne le connais que depuis seulement deux ans et mon avis n’a pas changé depuis la première écoute. Il est parfait en tout point. Et puis ces paroles… Devon Williams renvoie tout un tas de songwriters à des kilomètres derrière.

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