Great Apes : « Thread »

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14 septembre 2013 par Vincent

1149050_10151610375374352_1081205344_n   Ouais, bah si tu veux tout savoir, je suis en arrêt maladie parce que j’ai une gastro. Alors bon, du temps libre, du caca partout… On dirait que les conditions sont réunies pour redonner de la matière à ce blog un peu somnolant. En plus mon chat est malade et vient de vomir sur le parquet. Donc ouais, vraiment, cet aprèm est complètement marqué du sceau de Survivre la Nuit.

   Et pour fêter ce grand moment dédié aux fluides corporels divers, j’ai décidé de te parler d’un disque qui sort dans trois jours, et qui marque le retour dans mes oreilles d’un songwriter qui a beaucoup compté pour moi.
Ce songwriter, c’est un Californien de la Bay Area qui s’appelle Brian Moss. Un vieux routard pas si vieux, un hyper-actif musical qui a joué et chanté dans genre mille groupes de punk-rock, comme The Wunder Years (à ne pas confondre avec The Wonder Years… Je sais, je l’ai dit à chaque fois que j’ai parlé de l’un ou l’autre de ces deux groupes, mais j’ai appris à ne pas faire confiance à ta mémoire), The Ghost ou Hanalei. Entre autres. Et qui en a à chaque fois fait des projets dont les quelques auditeurs se souviennent longtemps après leur écoute. Energie, sincérité, écriture directe et touchante, vois rapeuse… Le menu est simple, efficace, tout est là, et rien n’est en trop, chez lui.
Je l’ai découvert au milieu des années 2000, en tombant par hasard sur l’unique album de The Wunder Years, qui m’a fait l’effet d’une révélation mystique et que j’ai écouté en boucle pendant un été entier, passant mon temps à en apprendre les paroles par coeur. J’ai ensuite exploré la totalité de sa discographie, pas totalement irréprochable mais toujours plaisante, et j’ai décidé de lui réserver à vie une place VIP dans mon panthéon personnel.
Pour autant, la dernière fois que j’avais entendu sa voix et sa guitare, c’était en 2008, dans un groupe qui s’appelait Olehole, et j’avais été un peu déçu. Ca se rapprochait pas mal de son précédent groupe, The Ghost : punk assez mathématique, un peu hardcore et métallique, mais ni très chaleureux ni très passionnant, en vérité. Encore aujourd’hui, je crois que « Holemole », l’album d’Olehole, reste le disque de Brian Moss que j’ai le moins apprécié. Là je viens de me le réécouter pour être sûr, et ça continue à ne pas me passionner.

   De fait, j’avais un peu relâché mon attention pour ce qui était de suivre son actualité. C’est pour cette raison que j’avais manqué l’info : depuis 2012, Moss fait partie, comme d’hab, d’encore un nouveau groupe, qui cette fois s’appelle Great Apes. A ses côtés, des mecs que je ne connais pas vraiment. Possible qu’ils viennent d’autres ex-groupes du songwriter en chef, j’avoue que j’ai pas vérifié. En même temps, c’est normal, je te le disais au début, l’album n’est pas encore sorti, et s’il est déjà en écoute sur internet, je n’ai pas eu accès aux crédits, ni aux noms des musiciens. Ok, ok, j’aurais pu chercher… Mais je l’ai pas fait, voilà. T’es content ? C’est bon, on passe à la suite ?

   Great Apes, donc. Cette fois, clairement, le fil conducteur qui est repris, c’est celui de The Wunder Years, le groupe par lequel tout a commencé pour moi et pour Moss. Et putain ça fait plaisir. Retour au punk-rock ensoleillé et rugueux à la fois, retour au in your face, retour aux mélodies qui te fracturent le crâne, retour à des sonorités fin 90’s qui donnent un putain de sourire en ce quasi-début d’automne.
Avant ce « Thread » de premier album, qui sort chez Side With Us et Asian Man Records (le label d’un vieux pote de Moss), il y a eu quelques EP que je n’ai pas encore écoutés. Peut-être que je reviendrai dessus un jour, plus probablement pas, mais en tout cas, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est « Thread », et c’est un disque déjà bien suffisant pour passer un excellent weekend. Voire un peu plus.

   Dès le titre d’ouverture, « Seventeen Years », le ton est donné. Ca sent les trottoirs chauffés par le soleil, le bruit des roulettes de skate, les Vans, les concerts dans des caves moites. Et pendant les dix titres que compte l’album, le ton ne change pas, l’itinéraire ne prend pas de voies de garage. Ca fonce tout droit, avec une maîtrise et une pertinence desquelles transpire l’expérience de Brian Moss en la matière.
Alors non, c’est pas un grand disque, ça ne va pas marquer l’histoire du punk ni rien, et ça manque peut-être d’un ou deux gros tubes à reprendre en choeur, mais c’est au moins une putain de belle occasion de jouer les prolongations pour l’été. Et une belle occasion aussi, pour moi, de me souvenir de pourquoi ce mec m’avait autant plu lorsque je l’avais découvert.
  Chaque mot crié, chaque mélodie jouée… Tout pue la sincérité, l’instinct, l’urgence. Brian Moss résume à lui seul, sur quasiment tous ses disques, ce que peut être le punk-rock lorsqu’il est au mieux de sa forme. Une ode à la jeunesse, à la passion, à la marge sociale. Un cri de ralliement pour tous les déclassés, une zone de liberté où tout est permis, du sourire aux larmes, avec toutes les tonalités de cri possibles entre les deux. Ca fait du bien, de temps en temps, d’avoir un disque pour s’en souvenir.

   Si tu veux explorer plus en profondeur l’oeuvre de Brian Moss, je te conseille en priorité les trois disques suivants :
– The Wunder Years : « Pitstops On The Road Less Travelled ». Mon disque de punk-rock favori, je crois.
– Hanalei : « We All Are Natural Disasters ». Projet solo de pop un peu electronica, très douce et mélancolique. Bande-son parfaite pour un dimanche pluvieux et spleenesque.
– Trust Foundation : « The Pindrop ». EP six titres composé justement avec le mec qui s’occupe du label Asian Man Records, dont je parlais plus haut. Six titres de punk hargneux, sous-tendu par une composition miraculeuse et par des paroles à tomber à genoux. Un effort sorti en 2000 et resté sans suite, mais bordel, encore aujourd’hui, ça tue.

   C’est pas forcément des disques faciles à trouver, désormais, mais je crois qu’il leur en reste quelques-uns chez Interpunk. Sinon, tu peux m’envoyer un message, et je t’ « aiderai à chercher » (coucou Pascal Nègre !).

   Et pour ce qui est de l’album de Great Apes, si tu veux l’écouter avant sa sortie, je t’ai mis le lien plus haut, mais je te le remets ici. Va y faire un tour. Ca peut te parler. En tout cas, à moi, ça m’a fait sacrément plaisir.

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