Boysetsfire : « While A Nation Sleeps… »

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4 septembre 2013 par Vincent

while-a-nation-sleeps-boysetsfire   C’est sur un sampler Rock Sound que j’ai découvert Boysetsfire. C’était au lycée, en 2000 je crois, avec le titre « My Life In The Knife Trade », issue de l’album « After The Eulogy ». Un disque absolument jouissif, encore aujourd’hui, qui mêle avec un dosage parfait emo, hardcore, politique, rage et sensibilité. L’un des grands albums de l’emo américain de ce début de siècle, selon moi.
Après ça, et même avant ça, Boysetsfire a sorti une quantité non négligeable d’autres disques, qui sans être mauvais, n’ont jamais réussi à toucher au sublime d’ « After The Eulogy ». Là où celui parvenait à être en permanence ET emo ET hardcore, les autres productions du groupes ont toujours peiné à retrouver cet équilibre, et ont versé dans un emo de plus en plus FMisé qui a fini par plus ressembler à du rock de stade qu’aux tremblements à fleur de rage que j’avais initialement aimés chez le groupe du Delaware.

   Mais bon. Restait « After The Eulogy », et les émotions intenses que mes écoutes prolongées du disque m’ont fait vivre. Aussi, lorsque début 2013 le groupe s’est reformé après un hiatus de quelques années, j’ai accueilli la nouvelle avec une certaine joie. Et une certaine crainte, aussi. La crainte que cette reformation ne fasse que confirmer mes doutes : que Boysetsfire n’avait jamais été le groupe que d’un seul album, que cet « After The Eulogy » vers lequel je n’ai de cesse de revenir n’ait en fait été qu’un accident heureux dans une discographie sinon assez anecdotique, même si plutôt sympathique.

   Et donc, voilà, ça y est. En juin dernier est sorti ce « While A Nation Sleeps… ». L’album de la reformation. Le moment crucial du jugement dernier.
Alors, bilan ? Bah ouais. « After The Eulogy » a bien été un accident heureux, et la carrière de Boysetsfire une longue suite de disques aussi agréables que sans intérêt.
A l’image de « While A Nation Sleeps… », donc, qui reprend les choses exactement où le groupe les avait laissées en 2006 : chant clair qui rappelle Bon Jovi, thèmes politiques bienvenus mais manichéens, passages vénères qui restent généralement insuffisants pour transformer un dancefloor en jungle…
C’est pas d’un mauvais disque, dont je parle. Mais d’un disque inutile. Je ne sais pas si c’est pire, mieux, je m’en fous. Je sais juste que désormais, Boysetsfire, c’est décidé, je n’en ai plus rien à foutre. Je leur souhaite de se faire un peu de caillasse avec leur reformation, et je retourne écouter « After The Eulogy ».

   Pour rendre visite au site officiel du groupe, bah tu cliques sur le lien que je viens de mettre. Et pour avoir un aperçu du disque, tu regardes le clip qui suit.

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