Open Letters : « 1-6 »

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23 mai 2013 par Vincent

Open letters   Arf. Je vais te le dire franchement : là ça fait dix minutes que j’ai ouvert la page admin de WordPress, et j’ai toujours pas la moindre idée de comment aborder cette critique de disque.
Non pas que je ne sache pas quoi dire sur cet EP, hein (oui, c’est d’un EP dont il s’agit, première info discrètement distillée), au contraire, mon avis le concernant est très clair, c’est pas ça le souci.
Le souci, c’est qu’en général, dans mes critiques de disques, j’essaie d’être un peu (UN PEU) original, de parler en filigrane de sujets connexes, de faire des blagues ou des métaphores à tendance « mon petit frère publie des poèmes sur son Skyblog »… Bref, j’essaie de te divertir en toute discrétion et amitié.
Et là, bah non. J’ai rien.
Alors oui, je pourrais mettre ce disque de côté pour le ressortir quand l’inspiration sera revenue, mais j’ai jamais trop cru au pouvoir de la temporisation, et puis en plus j’aime bien nourrir ce blog. Si j’en avais la force, je publierais un article par jour, tous les jours.
Mais bon, j’ai beau pas croire au pouvoir de la temporisation, je suis complètement sous l’emprise de celui de la procrastination.

   Whoch putain. Cette intro est foutrement longue et ne dit pourtant pas grand-chose.
Je te propose d’y mettre fin tout de suite et de passer à la critique de cet EP, le premier du groupe Open Letters. Oui, tu veux bien ? Putain, t’es vraiment un chic type, lecteur, sérieux !

   Ouais, donc, Open Letters, c’est trois mecs de Vancouver, et cet EP il s’appelle « 1-6 », et il va te déboîter la mâchoire dès ses premières notes.
Putain de punk lo-fi, avez un son qui semble tout droit sorti des années 50 et une musique qui elle parvient à effectuer un impressionnant grand écart, qui va du The Who des débuts à, plus proche de nous, des groupes de folk-punk à la Defiance, Ohio, genre. Sans pourtant être une copie ni de l’un ni de l’autre, loin de là.
Franchement c’est l’énorme délire dans ma tête à l’écoute de ce disque. C’est joyeux et morveux à la fois, comme si c’était la musique de gamins hyperactifs et orduriers qui feraient la fête un samedi soir, autour d’un feu de camp au milieu duquel brûlerait leur prof d’histoire ou je ne sais quoi.

   Hier je te parlais de l’EP du groupe français SOE, et je te disais que c’était pas original, mais parfaitement exécuté. Que c’était un premier pas dans une direction que j’estimais bonne, mais que j’attendais de voir comment allait se passer la suite du voyage.
Ici, avec Open Letters, c’est le contraire : premier EP aussi pour les Canadiens, sauf que là, dès les premières notes, ils posent une identité bien à eux et assez inclassable. Ils le font d’une manière beaucoup moins maîtrisée et cadrée que SOE, d’accord, ça explose de partout et n’importe comment, mais putain, quel plaisir !
Ouais, en fait c’est ça qui ressort le plus de ce premier disque : une sensation de plaisir. Une joie réelle, presque physique, à son écoute. L’envie de sauter, danser, faire la fête et regarder le soleil se coucher tandis qu’on écluse des bières en riant. Faut vraiment pas que les mecs s’assagissent trop pour la suite, leur musique perdrait immédiatement quelque chose s’ils se mettaient à prendre leurs médicaments.
C’est mal enregistré, c’est joué n’importe comment, c’est complètement hors-contrôle, mais putain, qu’est-ce que c’est enthousiasmant…

   Si tu rajoutes à ça que les paroles sont loin d’être mauvaises, que les titres des cinq morceaux qui composent l’EP sont surréalistes (exemple : « How Its Is / I’ll Have The Milk Steak And Your Finest Jelly Beans, Raw » ; c’est le titre d’une seule chanson, hein), et que le tout est en écoute et dispo gratuitement sur leur page Bandcamp, bah je crois que t’as trouvé ton disque de la semaine, non ?
Tu vois, même sans l’intro qui va bien, t’as eu raison de venir traîner ici aujourd’hui, finalement !

   Tiens, non, attends, juste un truc avant que tu partes ! L’EP est certes dispo gratuitement, mais si tu veux, tu peux lâcher quelques dollars au passage, qui seront intégralement reversés à l’association Wish, qui fournit un toit et un soutien aux prostituées en difficulté. Ca méritait d’être signalé.

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