Pentimento : « S/T »

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22 mars 2013 par Vincent

pentimento   Bah voilà, à la demande générale (une seule personne, mais à l’échelle du lectorat de ce blog béni des dieux, ça représente un pourcentage massif), on fait une pause dans les trucs de gonzesses, et on repart sur des bases saines, à savoir le punk.
Bon, en vrai, faut que j’arrête avec cette histoire, j’en parle quand même tout le temps, du punk.
D’ailleurs, on va reprendre les trucs de gonzesses très bientôt. En ce moment y a qu’elles qui me surprennent vraiment, musicalement.

   Parce que ouais, clairement, c’est pas Pentimento qui va me surprendre. Ce groupe de l’état de New-York, dont c’est ici le premier album, crache un punk-rock d’une efficacité et d’un charme certains, mais dénué de toute originalité.
Et c’est pas grave du tout, en fait. Parce que les onze chansons de ce disque sont des hymnes instantanées pour quiconque aime le genre : guitares qui claquent, explosions de batterie, voix rugueuses et mélodies ensoleillées. Je t’ai dit, la recette classique. La seule dont je peux bouffer toute la journée et tous les jours de l’année sans jamais me lasser.
Les quelques petites spécificités sont à chercher du côté de la bonne humeur un peu nostalgique du tout (le magnifique « Subtle Words », vers la fin de l’album, illustre parfaitement ce que je veux dire), de l’énergie souriante qui suinte de la plupart des titres (la chanson d’ouverture, « Unless »), et de la voix râpeuse et chaude du chanteur. Une voix qui rappelle un peu celle de Nothington, tu vois ? Non ? Si si, tu vois.

   Alors, oui, bien sûr, ce disque n’est pas destiné à devenir un classique, ses chansons ne marqueront probablement pas nos vies, mais en l’état, surtout pour un premier album, il est excellent, et fera très bien l’affaire pour accompagner quelques après-midi de printemps, quelques heures en voiture, une soirée entre potes, une crise de nerfs ou de doute, ce que tu voudras.
Le punk-rock est un style qui boue en permanence, et chacune des bulles qui en crève la surface ressemble énormément à sa voisine, en général, et putain, cette métaphore est à chier, j’y mets fin tout de suite.
Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas grave que Pentimento, et des centaines d’autres, ne réinventent pas le style. Parce que je crois que ce fourmillement, cette abondance de groupes, fait partie intégrante du punk-rock. Les albums se succèdent, les listes de noms de groupes s’allongent dans nos entrepôts mentaux, mais je trouve ça plutôt cool, en fait. J’aime fouiller, j’aime savoir que pour un groupe génial et révolutionnaire, t’en as cent qui ne le sont pas, mais qui pondent quand même des albums agréables et sincères. Pentimento est l’un d’entre eux.

   D’ailleurs, j’ai récemment réalisé que ce type de groupes, ces mecs qui faisaient un punk-rock mélodique et chantant, finalement pas bien éloigné du pop-punk, étaient désormais tout à fait « assumables » au sein de la scène DIY. Il y a encore quelques années, on ne vous jetait pas de cailloux si vous déclariez aimer The Ataris ou Blink, mais on vous demandait quand même de vous justifier un peu. Et c’était pas qu’une question de succès commercial, c’était vraiment le genre qui posait problème à la frange dure de l’indépendance punk.
Aujourd’hui, j’ai l’impression que ça a un peu changé. La crédibilité et le succès underground de groupes comme Mixtapes, par exemple, tendent en tout cas à le laisser penser. Peut-être parce que les darons du milieu punk, aujourd’hui, ce sont les anciens gosses comme moi, qui se sont élevés à The Offspring et NOFX, qui sait ?

   Bon, par contre, sur ces bons mots d’une philosophie rare, il faut crever l’abcès qui nous ronge toi et moi depuis le début de ce papier : la pochette de l’album de Pentimento est d’une laideur sans nom. On dirait une carte postale du Cap d’Agde sur laquelle pourrait être écrit un truc du genre « Ici, on pêche pas que des thons ! ». Faute de goût assez énorme, je ne comprends pas du tout.

   Enfin… Si ça ne te refroidit pas, tu peux aller sur la page Bandcamp de Pentimento. L’album y est en écoute intégrale, tout comme leurs deux précédents EP.
Et tu peux acheter la version vinyle du disque sur le site du label Paper + Plastick.
Sur ce, tu dois connaître le modus operandi, maintenant : je te laisse avec un clip, et je te dis à la prochaine.

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