Chasing Paperboy : « EP »

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28 décembre 2012 par Vincent

Chasing Paperboy    Le temps presse. 2012 est sur le point de se terminer (le 31 décembre au soir, et pas le 21, contre toutes attentes), et je n’ai pas encore parlé de tous les disques de l’année qui m’ont plu. Et vu qu’il ne reste plus que trois jours pour cela et que mon rythme d’écriture est ce qu’il est, autant vous dire que c’est peine perdue et que ce texte sur le dernier EP de Chasing Paperboy a toutes les chances d’être la dernière critique de l’année.
La faute à un spleen hivernal qui me laisse passablement improductif et me donne envie de dormir toute la journée.
Mais quand même, fallait que je parle de cet EP. Parce que c’est une putain de tuerie, et probablement mon disque français favori de 2012.

   J’avais découvert les Niçois il y a quelques années, je ne sais plus trop par quel hasard (probablement des liens MySpace ; c’était comme ça qu’on faisait, « il y a quelques années« ), et j’avais adoré les quelques titres qu’ils avaient livrés, au fil d’une discographie finalement maigre (une dizaine de chansons) mais constante dans la qualité. Gros feeling emo midwest (oui, c’est des termes un peu branleurs… Faut penser à The Get Up Kids, quoi) couplé à une énergie punk qui empêche l’émotion palpable de leurs chansons de virer au pathos. Un cocktail relativement répandu chez les Américains, mais plus rare en France, où l’emo-pop n’a jamais été en grande odeur de sainteté.
En plus d’être servi dans une version française, ledit cocktail était également maîtrisé à la perfection. Donc forcément, j’ai adoré Chasing Paperpoy, et me suis passé et repassé leur dizaine de chansons jusqu’à les connaître par coeur.
Sauf que, justement, des chansons, il n’y en avait qu’une dizaine, et qu’en plus, le groupe avait splitté genre deux jours avant que je ne m’intéresse vraiment à lui. Donc au fil du temps, j’ai fini par lâcher l’affaire et par changer de bande-son quotidienne.

   C’est à cause de ce lâchage d’affaire que je suis complètement passé à côté de la reformation, cette année, du groupe. Reformation qui a donné lieu à cet EP, qui à lui tout seul double presque le nombre de chansons composées par Chasing Paperboy. Joie !

   La recette n’a pas changé d’un pouce, et globalement, n’importe laquelle des huit chansons ici présentes aurait pu se trouver sur les précédents disques du groupe. Et c’est très bien ainsi. L’énergie, la vitesse des guitares, les mélodies tubesques, ce chant nasillard et volontaire, les choeurs qui sortent sans prévenir toutes les deux secondes… J’adore ce disque, putain. Il ressuscite ma période favorite de l’emo, celle qui ne flippait pas de tremper ses mains dans la pop, mais qui savait le faire sans s’y noyer.
Cet EP de retour (en espérant que cette fois ce sera pour de bon) est jouissif. Ca déborde d’émotions juvéniles et souriantes, d’amour évident du genre. Ca donne envie d’avoir à nouveau 20 ans, d’être amoureux, de vouloir regarder le monde brûler, assis sur la colline à la sortie de la ville. Les conneries habituelles, quoi.
Musicalement, il s’agit de l’un de ces disques sur lesquels même un nullard de la musique comme moi peut identifier tous les instruments, toutes les variations. Il n’y a pas d’arrangements chelous, pas de triches de studio. Et pourtant le sens de la mélodie est tel que dans un monde parfait, ces huit titres seraient en heavy rotation sur toutes les radios du pays. Bah. En attendant ce jour, ils le seront au moins dans mon lecteur mp3.

   Pour écouter et télécharger (gratuitement, mais tu peux aussi filer un peu de fric au passage) cet EP, tu vas sur la page Bandcamp du groupe. Tu pourras également y télécharger (tout aussi gratuitement) l’ensemble de leur discographie.
Il existe aussi une version physique de l’EP, mais visiblement il s’agit d’une cassette limitée à 50 exemplaires… Bonne chance.

summerwhatever   Tiens, j’en profite aussi pour parler de « Summer Whatever« , un petit zine paru il y a quelques mois. C’est grâce à lui que j’ai appris le retour de Chasing Paperboy.
Ecrite par Mickson et Romain, la trentaine de pages de ce zine format A5 fait office de carte postale, rendant compte de leurs goûts et coups de coeur musicaux, de manière simple et directe. De temps en temps s’intercalent quelques réflexions plus intimes sur leurs quotidiens, elles aussi écrites sans fard.
Comme il se trouve que les deux bonhommes ont des goûts et des questionnements assez proches des miens, forcément, j’ai aimé lire leur journal intime.
D’ailleurs, sérieusement, si vous vous reconnaissez un peu dans les trucs que j’écris ici, si les disques que j’évoque vous parlent, faites signe ! Surtout si vous faites un zine ou tenez un blog… On n’est pas si nombreux que ça à saigner les disques de The Ataris ou à penser que Drive-Thru Records était un label génial… Je suis toujours à la recherche de semblables, de gens qui écrivent dans leur coin leur amour de ce style et leur façon de le voir. Toujours à la recherche d’échos me renvoyant ma propre voix de manière déformée.

   Si vous voulez choper une copie de « Summer Whatever« , vous pouvez contacter Romain via son excellent blog No Road Is Too Long, ou Mickson via Crust Caviar.

   Et puisque je doute d’écrire autre chose avant la fin de l’année, je vous propose qu’on se revoie en 2013 ? Ouais ? Cool !

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