Lucero : « Women & Work »

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8 décembre 2012 par Vincent

   The Gaslight Anthem.
Gasoline Heart.
Murder By Death.
Et maintenant, Lucero.
Voilà. Les critiques de la fournée 2012 du carré magique de la country-rock de qualité s’achèvent ici.
Aaaaah. Le carré magique de la country-rock de qualité. Ce concept incroyablement bien vu, que toute la presse a repris à son compte depuis que le mec de Survivre la Nuit l’a inventé, il y a deux jours de ça.

   Bon, ouais, Lucero, donc. « Women & Work« . Huitième album. Recette inchangée. Des quatre groupes réunis sous la bannière déjà citée deux fois en quelques lignes, Lucero est celui qui correspond le mieux à la description. Country-rock. Les meilleurs éléments de la musique traditionnelle du pays des cowboys, et les meilleurs éléments de celle du pays des cols bleus aux ongles sales. Dans les deux cas, ça boit des bières et des whiskys, et ça fume des Marlboros.

   Depuis leurs premiers disques, le groupe du Tennessee a toujours eu un don pour donner à ses chansons un vernis assez inédit, qui donne à l’auditeur (à moi, en tout cas) l’impression qu’elles font partie du patrimoine américain depuis facile vingt-cinq ans, et que tous les jukebox de la planète les ont déjà jouées un bon millier de fois. Instant classics, comme on dit. A chaque fois.
Le pendant un peu relou de ce don, c’est qu’il est à peu près impossible d’être surpris par ce groupe. De temps en temps ils pondent un titre un peu plus émouvant que d’habitude et on a tendance à se le mettre en boucle, mais dans la globalité, Lucero est plus un groupe qui fait partie du paysage qu’un personnage central de l’intrigue, tu vois ?
Genre, si le rock américain était la série Buffy, Lucero serait le personnage de Xander. Un type autour duquel le scénario ne tourne jamais vraiment, qui n’a d’importance que très ponctuellement, qui ne surprend pas grand-monde, mais qui est pourtant présent dans chaque épisode sans qu’aucun spectateur n’ait à y redire.

   Cet état de faits reste complètement inchangé avec ce « Women & Work« , qui est dans la droite lignée de tous les albums précédents. Donc excellent et un peu ronronnant à la fois. Une collection de futurs vieux classiques qu’on fredonne en choeur sans jamais faire l’effort d’en apprendre les paroles.
Un bon disque.
Dommage pour lui qu’il existe des excellents disques.

   Tu peux choper ça sur le site officiel du groupe. Ou en m’envoyant un mail, comme d’hab.
Et niveau avant-goût, le groupe a mis l’intégralité du disque sur sa chaîne Youtube. Un peu au hasard, voici « Downtown« , deuxième piste de l’album.

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