Lunic : « Future Sex Drama » & « Lovethief »

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29 septembre 2012 par Vincent

   Bon, c’est le dernier groupe. Après je parlerai juste d’une bd, et puis on aura fait le tour de mes découvertes québécoises. Je sais, je sais, vous êtes tristes, mais vous et moi, ensemble, on arrivera à se remettre. Je vous le jure.

   Donc, Lunic. Comme d’hab depuis le début de ce bilan québécois, bah c’est pas un groupe québécois. C’est le duo formé par deux New-Yorkaises, Kaitee et Megan. Kaitee est la compositrice principale, la chanteuse et la guitariste du groupe, et Megan joue d’un violon électrique. Ouais, un violon électrique, c’est comme ça, faudra t’y faire.
Tu commences à être habitué, mais j’ai découvert Lunic via toujours ce même festival de bretelle d’autoroute, là, je te refais pas l’historique, ça fait au moins trois fois que j’en parle, t’as qu’à relire mes anciens articles, ils sont excellents. Sur scène, les deux filles étaient seules, bien droites sur leurs talons aiguilles malgré la « foule » qui devait s’élever à une centaine de têtes (c’est énorme dans un bar, ridicule face à une scène de deux mètres de haut avec des murs d’amplis). Elles portaient des robes argentées assorties, ont jeté des disques et des t-shirts dans le public entre chaque chanson, et je suis tombé amoureux d’elles. Leur musique m’a emmené dans l’espace.

   Très axées sur les programmations et les sonorités électros (la guitare est d’ailleurs très en retrait sur l’ensemble du disque), les chansons de l’album « Future Sex Drama« , leur dernier, sorti cette année, mettent des effets sur tous les instruments, de l’écho sur les voix, et chaque beat ressemble au choc lointain entre deux étoiles. Et puis avec ce violon super présent, le tout devient une musique un peu alien, nocturne, froid et dansante à la fois, un truc qui évoque une discothèque à moitié vide, dans un sous-sol secret, avec des gens qui dansent seuls et des lumières roses et noires. Un truc un peu comme la pochette.
Pourtant, malgré l’avalanche d’effets et la volonté claire d’avoir ce son synthétique et lointain, les titres de Lunic restent des chansons, des vraies, avec une Kaitee qui sait chanter, et un sens de la structure pop qui permet de ne pas du tout se perdre dans cet univers stellaire.
Le rythme général est lancinant, ça joue lentement ça ne fera jamais pogoter son métalleux imbibé, et je me demande même si on peut dire de ce disque qu’il appartient au rock. Allez, je tranche, je décide que non. On est plus chez Morcheeba et compagnie, tu vois ? Mais en bien. Et je décide également que ce n’est aucunement grave.
Ok, la phrase précédente ressemble à une putain d’évidence, mais il me semblait utile de le préciser, parce que « Future Sex Drama » (très bon titre, non ?), je l’ai chopé pendant le concert, en sautant assez haut pour l’attraper. Mais après le concert, je suis allé voir les filles, et je leur ai acheté leur premier album, sorti en 2009…

   … Et là, l’affaire est différente.
A l’époque, Kaitee était en solo, s’occupant de tout, violon électrique compris. Et, rapport de causalité ou non je n’en sais rien, mais ce premier album « Lovethief » est, lui, bel et bien un album de rock.
Pas de hardcore ni de metal, hein, ne déconnons pas plus, mais ça joue plus fort et plus vite que ce que Lunic fait désormais. Les guitares sont là, franches et débridées, et la question de savoir à quel style appartient le disque ne se pose pas. Des titres comme « Him » ou « Masquerade » y répondent d’emblée en balançant des riffs bien binaires comme il faut. Alors ouais, y’avait déjà ce violon bizarre et des arrangements cosmiques dans les coins de mélodie, mais le terrain exploré sur ce premier disque m’est bien plus reconnaissable que sur « Future Sex Drama« . Y’a de l’énergie, de la vitesse, un côté catchy et agressif qui a disparu entre les deux disques.

   Et on en arrive là à mon dilemme face à Lunic : je n’arrive pas à décidé si je préfère le premier ou le deuxième album, et donc la première ou la deuxième période du groupe.
En toute honnêteté, j’écoute plutôt « Lovethief« . Mais je le fais en me sentant presque coupable, en me disant que ce qu’elles font maintenant est paradoxalement plus couillu que ce qu’elles faisaient en 2009, et que je devrais m’ouvrir un peu.
Mais putain, en fait, je viens de réaliser… On s’en fout, non ? J’ai les deux albums, j’écoute ce que je veux quand je veux, bordel !

   De ton côté, t’as qu’à aller te faire un avis sur leur site, ou une bonne partie de leurs chansons est écoutable.

   Je te laisse avec le clip de « Self-Destruct« , une chanson issue de « Future Sex Drama« , et qui en représente bien la tonalité générale.

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