Klink Clock : « EP2 »

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16 septembre 2012 par Vincent

  Y’a quelques temps j’étais au Québec.
Cette fois, le « y’a quelques temps » veut dire « la semaine dernière », et « au Québec » veut dire « à Québec », comme dans « je suis à Québec. La ville, pas la province« .
Pfiouuu, cette intro me fait déjà mal à la tête.

   Bon, Québec, donc.
C’était super super super cool. J’ai adoré la ville, j’ai adoré les gens, et je me suis fait de nouveaux amis. Ah, et j’ai acheté des disques, aussi. Ca va être d’eux dont je vais parler ces prochains jours.
On commence d’ailleurs tout de suite avec l’EP de Klink Clock. Un groupe que je ne pouvais clairement découvrir que là-bas… Puisqu’ils sont français et originaires de Conflans, ville à peu près voisine de Plaisir, où j’ai grandi. Bref, une rencontre normale à 5000 kilomètres de la France.

   Klink Clock, c’est un duo, en fait. Une chanteuse-batteuse, qui joue debout derrière un instrument à trois éléments (pour plus de détails, se référer au fort à-propos document iconographique placé en début d’article), et un guitariste qui lui vole le chant au détour de quelques couplets.
Ils sont jeunes, ils sont beaux, et en live, ils font genre VACHEMENT de bruit.
Ouais parce que oui, je les ai découverts en live. Lors d’un festival québécois organisé sous une bretelle d’autoroute (véridique) qui avait à son affiche tout un tas de groupes inconnus, et quelques groupes connus, genre Lights, The Vandals ou Lagwagon.
Klink Clock jouait sur la petite scène du festival, devant genre trente pelos maxi pendant qu’un énième groupe de hardcore old-new-school squattait la grande scène. Le monde est injuste.
Ceci étant, m’est avis qu’aucun des suscités trente pelos n’a oublié la prestation de ceux que j’ignorais alors être des quasi-voisins. Deux gosses sur scène, un instrument et demi pour occuper l’espace sonore, juste une poignée de morceaux jetés dans nos gueules comme des morceaux de viande saignante, et pourtant, un vacarme digne des portes de l’enfer en train de s’ouvrir. Un flux noise mortel, qui électrisait l’air empuanti par la bière et donnait envie de crier à s’en péter les cordes vocales. Putain c’était cool.

   Après j’ai un peu parlé avec eux, le temps d’un inévitable « putain mais on est voisins, en fait ! Qu’est-ce que tu fous là ?« , et je leur ai acheté cet EP, qui semble être le deuxième en date, même si j’ai pas réussi à mettre la main sur le premier.
Ah ouais, aussi, j’avais dit que je les retrouvais plus tard dans un bar de Québec, et je l’ai pas fait. Désolé les gens. Il pleuvait. Et j’avais la flemme. Et j’étais fatigué. Et saoul. Enfin, vous voyez, quoi.

   A la première écoute, l’EP (sorti l’année dernière) m’a déçu. Je n’y ai pas retrouvé la pluie de crissements électriques et les décharges bruitistes que j’avais expérimentées en live. Peut-être cet aspect-ci du groupe date-t-il d’après la sorti du EP, je ne sais pas.
Et puis en fait, je me suis surpris à souvent réécouter les quatre chansons qu’il contient en explorant les rues de Québec City. Certes, la folie furieuse du live n’y est pas vraiment retranscrite, mais le charme du duo y est quand même méchamment présent. Le rock y est graisseux, incessant, et fait à nouveau oublier que de l’autre côté des chansons il n’y a qu’une guitare et une moitié de batterie. Moins noise qu’en live, le groupe se rapproche plutôt, sur ce disque, des Pixies ou de The Breeders, version post-muscu musicale quand même, et avec dans la voix de Nini, la chanteuse, un petit truc vraiment cool, une espèce d’accent moqueur et ironique qui donne envie d’appuyer sur repeat.
Ce qui est plutôt une bonne chose, parce qu’avec seulement quatre titres, l’EP touche vite à sa fin. Mention spéciale, quand même, au titre « 23ème été« , seule compo en français du disque, dont les paroles ont probablement été écrites sous ecstasy.

Pour écouter l’intégralité du EP, vous pouvez aller sur leur page Bandcamp.
Ils ont aussi un site.
Et sinon, vous pouvez regarder ce clip, qui illustre « Leave Me My Colors« , le premier titre du disque :

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4 réflexions sur “Klink Clock : « EP2 »

  1. Le wild. dit :

    Ah ouais ? Québec ? Sérieux ? Ça fait du bien à entendre pour ton lectorat québécois, mec. Pis tiens, c’est pratique ça, tu m’fais découvrir des groupes de ma province que j’connaissais même pas.

    • Yep, sérieux ! C’était vraiment chouette. Je ne suis quasiment resté qu’à Québec même, mais j’ai adoré. J’espère y revenir plus durablement.

      Et concernant les artistes de ta province, je vais bientôt parler d’une bd que j’ai découverte là-bas !

      • Le wild. dit :

        Fuck yeaah ! Quand on parle de BD, j’suis avec toi à cent mille à l’heure. C’est quel auteur, dis ? Dis ? Et puis Québec, j’adore, j’y déménage dans le temps des fêtes, c’est une ville culturelle, épanouie, vivante, j’te souhaite d’agréables futurs voyage !

      • Je préfère ne rien dire avant d’écrire ledit texte ! Ca devrait pas être dans trop longtemps !
        Et merci pour mes futurs voyages !

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