Dog Bless You : « Ghosts & Friends »

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2 août 2012 par Vincent

  Première chose, assez importante : je suis amoureux de la fille sur la pochette et j’ai décidé de désormais consacrer ma vie à la chercher pour l’épouser. Creepiness au top, laisse tomber.
La photo est l’oeuvre de Cathy Lemarcher, une photographe de Thionville.
Je fais genre je m’y connais pas mal en photos, mais en fait j’ai juste eu l’info dans cette interview de Samuel.

   Samuel, c’est le mec derrière Dog Bless You. C’est aussi l’un des trois boss du label messin (ça veut dire « originaire de Metz« , prend ça dans ta culture générale, mon gars) Chez Kito Kat, qui est probablement le label le plus intéressant de France depuis déjà quelques temps. J’en ai déjà parlé, je vais pas m’adonner à une nouvelle séance de suçage, il y a des limites à l’indécence, même ici.

   Parlons plutôt de l’album lui-même, « Ghost & Friends« , sorti en mai dernier.
En fait, Dog Bless You existe depuis déjà quelques années. C’est le projet solo de Samuel, son terrain de jeu perso. Jusqu’ici c’était assez sombre, mixant sonorités électro et visions de toi en train de marcher entre les immeubles de ta ville, le soir vers 19H, en hiver, quand tu rentres du boulot et que tu te demandes si c’est vraiment ça, ta vie. Oui, clairement c’était ça, les deux influences majeures. La preuve ? Mais bien sûr, la preuve :

   Cependant, malgré ses cinq ans d’existence, Dog Bless You n’avait jamais vraiment sorti d’album. Y’avait eu des splits, des titres isolés disséminés sur des compilations et des samplers, des remixes, et puis, au bout du compte, un disque pour compiler tout ça, mais jamais de véritable album (à moins que le disque « Fragments » en soit un, mais je le vois plutôt comme une démo).
Ce disque est donc le premier véritable album de Samuel en tant que Dog Bless You… Et ce sera également le dernier, puisqu’il a semble-t-il décidé de désormais se consacrer à son autre groupe, Beat For Sale. Dog Bless You ne sera maintenant plus qu’un nom ultra ponctuel, utilisé seulement pour des projets spécifiques et des titres isolés. Et finalement, c’est très bien comme ça. J’explique.

   Ce disque est génial, de bout en bout.
Mais ce disque est encore plus génial quand tu sais qu’il sera unique, qu’il n’y aura pas d’autres albums de Dog Bless You. Parce qu’ici, il s’agit d’une réunion de famille : sur quasiment chaque titre est invité un ou plusieurs musiciens du label, ou simplement des potes, et ces featurings incessants font de ce disque un melting-pot musical assez difficile à appréhender à la première écoute. On passe du hip-hop à l’électro dépressif, des accents rock aux accents pop, et la tentation est forte de finalement voir ce disque comme une compilation Kito Kat qui n’ose pas dire son nom.
C’est ce que j’ai pensé au début. Et puis après, j’ai juste écouté l’album sans plus m’en soucier, et j’ai découvert que je m’étais trompé.
Jusqu’ici, Dog Bless You n’était apparu que par petites touches, par silhouettes discrètes aperçues juste quelques minutes sur des disques épars. Pour sa première sortie au grand jour, Samuel a décidé de faire les choses différemment. Et finalement, cet unique album sera aussi bizarre, dans son approche « commerciale », que l’a été le reste de sa carrière. Ce sera son seul disque, il le sait. Alors il donne tout ce qu’il a, et il invite tous ses potes. C’est la dernière fête, et on va y brûler la baraque. Fini l’émotion grise et oppressante qui, non-stop, te bousille la boîte crânienne et te donne des envies de suicide.
Bon, y’a encore ça, hein, mais pas que. En fait, y’a tout, sur ce disque. Peu de paroles, des sons et des boucles répétitifs, et pourtant, des évocations d’émotions complexes. L’équivalent musical de la grande littérature, non ? « Utiliser des mots simples pour parler de choses compliquées ». C’est ce que ce disque fait. Et il le fait sans en avoir l’air, comme si c’était très simple, pour lui. A l’image de cette pochette, simplissime, et juste parfaite. Kito Kat, Dog Bless, tout ça, cherche pas à comprendre et disséquer, ça n’a pas d’intérêt. Le disque, lui, en a.
Longue mort à Dog Bless You. Tu ne seras pas regretté. Tu as tout dit avant de partir.

   Vous pouvez en juger vous-mêmes en allant écouter l’ensemble de l’album sur la page Bandcamp de Dog Bless You.

   Et je vous laisse sur le clip de « La patte à modeler », en featuring avec Mr Bios. C’est mon titre favori de l’album.

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