Fireworks : « gospel. »

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12 juillet 2012 par Vincent

   Comme prévu, je n’ai rien posté pendant une bonne semaine. C’était grillé d’avance. Et comme prévu aussi, je reviens sans tenir mes promesses…
Donc, contrairement à ce que j’avais dit, je ne partage pas ce soir un nouveau Wearing Memories (la faute au fait qu’il faut que je prenne une photo, ce qui intensifie encore ma flemme), mais une critique de disque. Contrairement à ce que je faisais avant, je vais essayer ici de ne poster mes critiques qu’une par une. Ca laissera plus de place pour parler de chaque oeuvre, et ça évitera de vous noyer sous un déluge d’informations impossibles à retenir. Et puis, même, c’est pas impossible que ça me pousse à poster plus souvent. Mais bon, ça, hein, personne n’y croit vraiment, j’imagine…

   L’album dont il est aujourd’hui question est sorti en 2011. Il a été composé par le groupe Fireworks et s’appelle « gospel.« , avec un point et sans majuscule, à en croire la pochette. Mais faut-il faire confiance aux typos de pochette de disque ? C’est une question intéressante, à laquelle je ne répondrai absolument pas dans ce texte.
Fireworks, bah je connaissais pas, y’a encore quelques mois. J’ai découvert grâce au fabuleux groupe The Wonder Years, auquel je voue un culte discret depuis leur dernier album en date, « Suburbia« . Sur leur album précédent, « The Upsides« , The Wonder Years concluait le disque par une chanson chorale sur laquelle étaient invités tout un tas de potes à eux, issus d’autres groupes avec lesquels ils avaient tourné. En bon amateur de pop-punk, je me suis servi de ladite chanson pour parfaire ma culture du genre, et j’ai enquêté sur les chanteurs présents en featuring. Ils sont issus de groupes tels que A Loss For Words, Title Fight, Man Overboard… Et Fireworks, donc.

   De tous les groupes ainsi découverts, c’est celui-ci qui m’a le plus intéressé. En fait, même, je ne suis pas loin aujourd’hui de penser que j’aime encore davantage ce disque, « gospel.« , que le suscité album « Suburbia » de The Wonder Years. Pour ceux qui ne me connaissent pas, faut comprendre que ça représente une grosse dose d’amour, quoi.
Les mecs de Fireworks ont commencé à se faire un peu connaître en 2009, avec un premier album produit par Chad Gilbert, l’un des guitaristes de New Found Glory. Et d’ailleurs, putain, ce premier disque, « All I Have To Offer Is My Own Confusion« , est un putain de rip-off sans vergogne de NFG. Enfin… Disons que déjà à ce moment-là, ça allait un peu plus loin que ça. Parce que ouais, c’était une copie-carbone de New Found Glory (jusqu’à la voix, dont les accents étaient mimétiques à celle de Pundik), ok, sauf que c’était aussi un meilleur album que tous ceux sortis par NFG depuis bien longtemps. Un sens du tube assez imparable (12 titres, 12 machines à tuer qui niquerait les charts dans un monde plus sensé que le nôtre) et une énergie adolescente qui donnait envie de faire du skate, de retourner au lycée, et d’à nouveau tomber amoureux de cette fille chelou dont on ne connaissait même pas le prénom, tu vois ?
Ouais, c’était déjà un chouette disque. Le meilleur album de New Found Glory, d’une certaine façon !

   Mais selon moi, ce n’est qu’avec « gospel. » que Fireworks passe du statut de « groupe mortel » à celui de « groupe immortel ».
Là, il ne s’agit plus vraiment de pop-punk. Pop-rock, plutôt, ou power-pop, ou ce que tu veux. Mais le versant punk du truc s’est dissout. Et bizarrement, ce n’est jamais un problème, ni un changement d’identité. Parce que l’énergie est restée. Le sens du tube aussi. Et que ces deux éléments en ont profité pour gagner en personnalité. Au passage les paroles se sont également aiguisées, livrant des instantanés épars de la vie du groupe et de son chanteur, David MacKinder, dont la voix s’est transformée, s’éloignant nettement de celle du chanteur de New Found Glory pour trouver sa propre tonalité, nasale, mélancolique et souriante.
Les chansons dépassent rarement les trois minutes, les structures sont ultra-simples, et pourtant on a l’impression de ne pas avoir entendu un truc aussi frais dans le style depuis des années. On sent que les mecs ne font pas semblant, qu’ils ont trouvé leur identité, leur univers, et qu’ils vont désormais y aller tranquille, un disque après l’autre, sans chercher à donner dans l’esbroufe.
Les types sont encore jeunes, probablement étudiants lorsqu’ils ne sont pas en tournée. Ils ont du temps devant eux. Mais j’ai l’impression qu’ils sont destinés à devenir un grand groupe. Oh, j’attends pas que l’industrie du disque leur moule des couilles en or ni que MTV se mette à les passer en heavy rotation, hein. Simplement, je crois bien que d’ici dix ans, les types comme moi, ceux pour qui The Ataris ou Bad Astronaut sont des noms qui veulent dire quelque chose, écouteront encore Fireworks.

   Je vous laisse avec le clip de la chanson « Arrows« , qui ouvre l’album et donne un assez bon aperçu du style de celui-ci. AH ! Ouais. A noter qu’il existe une « deluxe edition » du disque qui contient deux chansons supplémentaires, dont l’incroyable « Gloom« , qui est peut-être le meilleur titre de l’album.
Allez, c’est bon, je me casse.

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2 réflexions sur “Fireworks : « gospel. »

  1. Jordan dit :

    Disagree with the carbon copy statement.

  2. J. dit :

    You saved my summer.

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